Moulay Bousselham, une destination estivale privilégiée

Moulay Bousselham, une destination estivale privilégiée

Moulay Bousselham est l’un des endroits les plus attachants du Maroc. C’est un  village balnéaire qui se trouve à 70 km au nord de la ville de Kénitra et à 35 km au sud de Larache. Il fait partie du territoire de la province de Kénitra. Situé à mi-chemin entre Tanger et Rabat, le village est tourné, d’un côté vers l’Atlantique, et de l’autre vers la Lagune de Merja Zerga. Cette dernière est située entre Meseta et le Rif, dans le bassin du Gharb. Cette vaste lagune de quelque 7 000 ha, constituée pour moitié de vasières, est avec l’oued «Massa» au sud d’Agadir l’un des grands sites ornithologiques du Maroc. En hiver, elle abrite la plus grande concentration d’oiseaux migratoires du pays, accueillant des colonies de flamants roses, de hérons, de spatules, de foulques, d’oies, canards siffleurs… Moulay Bousselham porte le nom de son Saint enterré entre la côte et la lagune, et sur sa tombe, des milliers de Marocains viennent se recueillir chaque été, le temps d’un moussem organisé par les autorités locales. Les nombreux marabouts présents à Moulay Bousselham et autour de la lagune témoignent sur une certaine relation entre celle-ci et les saints enterrés à sa proximité. Ce qui est conforté par des légendes locales.Outre le mausolée de Moulay Bousselham, le village abrite les marabouts de Sidi Abdeljalil Tayar, Sidi Abdeljalil Laglaoui, Sidi Abdellah, Sidi Ahmed Chahed, Lalla Mannana et Sidi Larbi Ayachi. «Chaque saint se spécialise dans le diagnostic d’une maladie ou dans le dénouement d’un problème de société », expliquent les habitants qui ne sont pas tous originaires du village. La plupart des résidences sont secondaires, qui appartiennent aux Marocains résidant à l’étranger ou aux quelques familles étrangères, souvent non habitées, fermées et bien gardées. Moulay Bousselham est avant tout une zone touristique par excellence. Le site est apprécié pour ses plages et sa lagune, riche de milliers d’oiseaux qui vivent dans la Merja Zerga. Celle-ci s’appelle la Merja Zerga qui dépend, à la fois des communes de Moulay Bouselham et de Sidi Mohamed Lahmer. Il s’agit d’un véritable parc naturel. Juste après l’agriculture, la pêche représente l’une des principales activités exercées par les chefs de familles. Dans ce cadre, un nouveau hall de vente de poissons est en cours de construction. Ces activités sont souvent combinées à d’autres secondaires comme l’élevage, l’artisanat, le commerce, l’accompagnement des touristes, etc. Seulement, le village et les douars environnants souffrent d’un manque criard d’infrastructures de base, d’espaces socio-éducatifs et d’espaces verts. «L’urbanisation a été faite d’une façon anarchique sans prendre en compte que le site de la Merja Zerga est une réserve biologique et sans prendre en considération l’aspect esthétique et paysager de la zone».

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