Nabyla Maân : une étoile montante

Nabyla Maân : une étoile montante

L’auteure, compositeur et interprète Nabyla Maân était le lundi 2 août l’invitée de l’émission «Tendance jeune» sur radio Chaîne Inter. Ses amis l’appellent «Nmila» (la petite fourmi), un surnom qui symbolise sa gentillesse, sa naïveté et sa sensibilité. Nabyla est une artiste qui reste fidèle à elle-même que ce soit sur scène ou en back stage. En quelques années, la jeune artiste s’est fait un nom sur la scène musicale marocaine. Elle doit sa réussite à ses parents et plus particulièrement à son père qui l’a initiée à la musique dès son plus jeune âge. Toute petite, elle était douée pour le chant. «Je chantonnais à l’âge de deux ans», dit-elle avec sourire. Le déclic dans sa vie a lieu alors qu’elle n’avait que 16 ans. Pour son cadeau d’anniversaire, sa tante maternelle, Ouafae Bennani lui offre des séances d’enregistrements en studio. «Ce fut le plus beau cadeau que l’on puisse m’offrir. Ma tante a cru en moi dès le départ. Elle savait à quel point, j’étais passionnée par le chant et l’écriture», raconte Nabyla. Après avoir contacté plusieurs maisons de production, sa tante parvient à lui décrocher un premier contrat avec Platinium Music. Elle enregistre alors son premier album intitulé «D’nya». Un album qui comprend des reprises du groupe mythique «Nass El Ghiwane» dont un duo avec Omar Sayed et ses propres créations. En parlant de sa rencontre avec Omar Sayed, elle déclare que «c’est un homme extraordinaire, adorable et très modeste. Il n’a pas la grosse tête contrairement à un grand nombre d’artistes marocains. A l’époque, je lui avais chanté une chanson du groupe. Et mon interprétation lui avait beaucoup plu. Il était convaincu que j’étais capable de reprendre les chansons du groupe et de les faire revivre auprès des plus jeunes», affirme-t-elle. Dès sa sortie, l’album connaît un véritable succès. Les organisateurs de festivals la sollicitent pour donner des concerts (Mawâzine, Jeunes talents gnaouis, …). Elle participe à des soirées télévisées, des émissions radio et anime depuis quelques années des soirées de gala au profit d’associations humanitaires. Difficile de parler de cette jeune star montante de la chanson marocaine sans parler de sa rencontre avec le guitariste Tarik Hilal qui est actuellement son directeur artistique. «La première fois que je l’ai rencontrée, c’était au conservatoire. J’étais professeur de guitare et elle était mon élève. Par la suite, nous avons commencé à travailler ensemble sur des projets musicaux. La première collaboration était la reprise de sa chanson «Padam» que j’avais arrangée. Dans son second album, nous avons essayé de diriger les arrangements vers le flamenco et le rock. Je l’accompagne aussi en tant que guitariste lors de ses spectacles. Sur scène, c’est une artiste performante, qui sait gérer sa prestation, son stress et son public», affirme Tarik Hilal. Pour l’auteur-compositeur Malek, qui est aussi directeur artistique de Platinium, Nabyla Naam a le même profil artistique que la chanteuse Saïda Fikri. Une comparaison que conteste la jeune artiste.«En toute sincérité, je n’ai pas de point commun avec Saïda Fikri, excepté le fait que nous soyons toutes les deux, auteures, compositeurs et interprètes».
A 19 ans, elle est la plus jeune artiste marocaine et arabe à s’être produite à l’Olympia à Paris en première partie du concert du groupe «Nass El Ghiwane». Une expérience qui l’a profondément marquée et elle a encore du mal à trouver les mots pour décrire ce moment unique. «Je n’avais jamais imaginé une seule seconde monter sur la même estrade qu’Edith Piaf ou les Rolling Stones. C’est un moment inoubliable et extraordinaire. C’est que du bonheur», dit-elle. Entre son premier album «D’nya» et le second «Tir El Ali», l’artiste a évolué sur le plan musical. «Dans mon premier album, je n’avais pas une technique vocale assez poussée.Ce qui ne veut pas dire que je suis excellente à présent mais j’ai évolué entre-temps», affirme Nabyla avec modestie. Ses influences musicales sont le flamenco, le rock, le hard rock, le jazz, la musique classique et la musique arabo-andalouse. «Je n’ai pas un style spécial.J’essaie de toucher à plusieurs styles musicaux. Peut- être que dans dix ans, j’aurai un style à moi». Comme tout être humain, Nabyla a des péchés mignons. Gourmande, elle adore cuisiner des petits plats et en particulier le tiramisu qu’elle réussit avec succès. «Ma spécialité, ce sont  les plats à base d’œufs. Je prépare toutes sortes d’omelettes, de gâteaux. Je suis fan de moi-même concernant le tiramissu», dit –elle. Son plus grand défaut est son manque de ponctualité. «Sur le plan professionnel, je suis très ponctuelle mais avec mes amis, c’est différent. La plupart sont des garçons et quand ils me donnent rendez-vous, il leur suffit d’un quart d’heure pour se doucher et s’habiller. Comme la grande majorité des filles, je prends mon temps pour m’habiller et me faire coquette», explique-t-elle. S’ il y a une chose qui l’énerve le plus, c’est le fait de lui faire la bise sur une seule joue et ses cousins aiment la taquiner à ce sujet. La jeune chanteuse, Nabyla Maân est aussi une personne maladroite. Elle a tendance à trébucher avant de monter sur scène. «Si je trébuche, c’est parce que je suis davantage concentrée sur ce que je vais chanter que sur le sol. Il m’est arrivée de trébucher lors d’une émission télévisée diffusée en direct», confie-t-elle avec sourire. Entre la musique et ses études de design, la jeune artiste avoue avoir du mal à trouver un équilibre. «Je suis parfois obligée de décliner plusieurs invitations que ce soit pour des émissions ou des spectacles. Mais pour rien au monde, je ne laisserai pas tomber mes études», conclut-elle.  Côté projet artistique, la chanteuse prépare un nouveau single qui sortira prochainement et sera en tournée en Hollande au mois de septembre.

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