Naïma Ilias : «Ramadan me permet de perdre du poids»

Naïma Ilias : «Ramadan me permet de perdre du poids»

ALM : Que représente Ramadan pour l’actrice Naïma Ilias ?
Naïma Ilias : J’aime l’ambiance ramadanienne. Elle me rappelle mon enfance dans l’ancienne médina. Tous les voisins se connaissaient entre eux et le Ramadan, nous le passions comme si nous étions une seule et même famille.  Je suis nostalgique de cette ambiance de convivialité, de fraternité et de sécurité qui régnait dans mon ancien quartier. Je passais presque toute la nuit à jouer avec mes copines. Mais Ramadan garde toujours son charme et nous l’accueillons avec joie. C’est vrai qu’il a perdu plusieurs de ses aspects, mais il garde son ambiance festive. Je m’engage dans les œuvres sociales pendant le mois de Ramadan. J’ai l’habitude de rendre visite avec d’autres artistes marocains à des orphelinats et des hôpitaux. Je viens d’assister à une soirée organisée par l’association «Les bonnes œuvres du cœur» pour la collecte de fonds au profit des enfants cardiaques nécessitant des interventions chirurgicales.

Suivez-vous le programme de la télévision du mois de Ramadan ?
J’aime regarder la télévision pendant le mois de Ramadan. Mais en tant qu’actrice, j’évite de critiquer les productions télévisuelles marocaines de cette année.
Parce que les gens vont interpréter mal mes critiques. Les téléspectateurs m’ont vue dans le premier épisode de la série « Al Bouad Al Akhar » (L’autre dimension) réalisée par Mohamed Al Kaghat. Ils vont me voir encore dans le deuxième épisode de la même série. La première chaîne a diffusé le téléfilm « Al Ouarith » (L’héritier) réalisé par Saïd Ibn Tachfine et dans lequel j’ai joué. J’ai participé aussi dans le sitcom « Hada hali » réalisé par Fatima Jadiaâ et produit par le défunt Aziz Chihal. Il était programmé pour le mois de Ramadan, mais je ne sais pas pourquoi on ne l’a pas programmé.

Comment passez-vous votre journée ?
Comme la plupart des artistes marocains, je suis au repos pendant le mois de Ramadan. Je ne me réveille pas à une heure précise. Je fais les courses moi-même et, concernant les tâches ménagères, je mets ma main à la pâte. Ramadan, c’est un moment idéal pour assouvir ma passion de la lecture. Je ne suis pas une grande sportive, mais pour mon bien être et ma santé, je pratique la gymnastique et je fais un peu de marche une heure avant le repas du f’tour.

Aimez-vous les chhiwates préparées spécialement pour ce mois ?
J’ai toujours aimé la harira et tout ce qui l’accompagne comme chabakia, les crêpes traditionnelles…Je raffolais également des briwates et des nems chinois. Résultat : je pesais toujours quelques kilos de plus à la fin du mois. Avec l’âge, je dois  manger sainement et faire attention à mon poids. Actuellement, je suis un régime diététique. Je ne prends pas toujours la harira, je la remplace avec de la soupe aux légumes à la chinoise ou avec de lahssoua. Je mange également un morceau de chbakia et je bois  un verre de lait. Je dîne léger aux environs de minuit et j’essaie de dormir tout de suite après. Ainsi, je me réveille en pleine forme et, en plus, j’arrive à perdre du poids.

Gardez-vous un souvenir précis du mois de Ramadan ?
Je me rappelle de la voix de mon père, ancien muezzen de la mosquée Ould Lhamra, lorsqu’il  appelait à la prière d’Al Fajr. Je me rappelle aussi du neffar qui nous réveillait d’un profond sommeil pour prendre le repas de shour. J’ai plein de souvenirs de ce mois de Ramadan. Je me rappelle également d’un souvenir assez cocasse. Quand j’étais encore une petite fille, mes parents m’avaient acheté des babouches et une tenue traditionnelle pour l’Aïd El Fitr, mais ils avaient oublié de m’acheter la ceinture qui allait avec. Devant mon insistance, ils m’ont promis de le faire le lendemain. Seulement, l’Aïd a été annoncé en pleine nuit. Le bruit que provoquait l’annonce de cet heureux événement m’a réveillée d’un profond sommeil. Je me suis alors mise à pleurer. Face à mes larmes, mes parents sont sortis en quête de la ceinture qui manquait à ma tenue. Ils l’on trouvée assez vite. En ces temps-là, les magasins des quartiers populaires restaient ouverts jusqu’au shour.

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