Portrait d’été : Sanae Mohamed Serghini, Une férue d’arts plastiques

Portrait d’été : Sanae Mohamed Serghini, Une férue d’arts plastiques

L’artiste tétouanaise Sanae Serghini a été prédestinée dès son enfance d’être artiste-peintre. Elle est depuis fascinée par l’univers des arts plastiques, et aimait beaucoup alors petite fille regarder son défunt père, le célèbre artiste-peintre Mohamed Serghini, en train de travailler dans son atelier à la maison. Elle a ainsi vu naître en elle sa passion pour la peinture. «J’avais l’habitude, quand j’étais petite fille, de me réveiller la nuit pour aller voir en cachette mon père peindre ou réfléchir sur le thème d’une nouvelle œuvre dans son atelier», se souvient-t-elle. La petite Sanae Serghini était très attachée à son père et rêvait de faire la même carrière artistique que lui. «Je voulais suivre le même chemin que mon père, qui exerçait, en plus de sa carrière d’artiste-peintre, comme directeur à la fois de l’Institut national des beaux-arts et l’École des arts et métiers (Dar Sanaa) de Tétouan», précise-t-elle. Pour développer sa passion, Sanae Serghini décide des années après de s’inscrire à l’Institut des beaux-arts de Tétouan. Après avoir obtenu son diplôme, elle sera encouragée par son père de poursuivre ses études à l’École des beaux-arts de San Fernando à Madrid. Son ambition la pousse, après ses études en Espagne, de changer de cap vers la France, et choisit d’intégrer l’École supérieure des beaux-arts de Montpellier. L’artiste Sanae Serghini réussit pendant ses études à se faire connaître par le public français. «Je me rappelle avoir exposé pendant mes débuts d’artiste dans un restaurant à Nîmes en France. Les clients y ont assisté au vernissage de mon exposition, qui était ouverte tous les jours au public». De retour au Maroc, Sanae Serghini réussit à décrocher le poste de conservatrice à la Galerie d’art contemporain de Tanger. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à pratiquer sa carrière d’artiste-peintre et graveur. Sanae Serghini se dit toujours influencée par son père et dont elle est fière. «J’étais très émue de voir, au Salon du livre du Koweït, organisé dans le cadre du moussem d’Assilah, dans le Magazine Al Arabi un article consacré à mon père et qui date de 1973», confie-t-elle. L’artiste Sanae Serghini participe actuellement à l’atelier de gravure, organisé dans le cadre du 33ème Moussem d’Assilah, qui se poursuit jusqu’au 22 juillet. Elle compte plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger.

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