Transmission : « 100% tolérants »

Transmission : « 100% tolérants »

Après les attentats de Madrid, la population marocaine révoltée, a revécu en esprit l’horreur du 16 mai à Casablanca. Tout naturellement à Rabat et à Casa se sont regroupés Marocaines et Marocains devant l’ambassade et le consulat général d’Espagne, afin de faire part de notre compassion et de notre solidarité. De là sont nées plusieurs idées de manifestations de soutien: l’une, baptisée «Train de la vie» qui devrait relier Casa à Madrid, le 16 mai, une autre appelant à une manifestation «contre le terrorisme».
Quelques jours plus tard, le Cheikh Yassine était assassiné, les associations de soutien à la Palestine décidèrent donc d’appeler à une manifestation pour dénoncer cet acte. L’occasion se présentait d’appeler l’ensemble de la population marocaine à marcher, unie, «contre tous les terrorismes» : victimes du 16 mai, victimes du 11 mars, victimes du 11 septembre, étant toutes mortes de ce terrorisme aveugle.C’est ce mot d’ordre «contre tous les terrorismes» qui devait unir toutes celles et tous ceux épris de paix, de tolérance et de concorde entre les peuples ; y incluant bien-sûr l’attachement à la Palestine.
C’est ce que -parmi bien d’autres composantes- (notamment les familles des victimes du 16 mai à Casablanca), avaient choisi de défendre nombre de jeunes engagés au sein du mouvement associatif, dans les quartiers populaires. Arborant à nouveau le slogan et les T. shirts «Matquich Bladi», plus que jamais d’actualité, des centaines de jeunes de Casablanca, Rabat, Témara, Salé s’étaient donc mobilisés ce samedi.
Leurs banderoles étaient éloquentes «Non à tous les terrorismes», «La jeunesse marocaine contre le terrorisme», «100% tolérants», «Solidaridad con las victimas de Madrid»… Leur objectif était également de montrer au monde, via les télévisions étrangères présentes, que si -comme partout sur la planète- des jeunes étaient susceptibles de se laisser entraîner sur la voie du terrorisme, l’immense majorité de la jeunesse marocaine s’en démarquait et le condamnait.
Encadrant les familles des victimes des attentats de Casablanca, ces jeunes de quartiers très populaires tels que Akreuch, Aïn Khalunia, Yacoub El Mansour ou encore Hay Salam, Derb Soltane, Aïn Sebaâ, Aïn Chock… participaient pour la plupart d’entre-eux pour la première fois à une marche. De par leur jeunesse, leur enthousiasme, leurs slogans, ils donnaient un «coup de jeune» à cette manifestation.
De retour dans leurs quartiers, ils faisaient part de leurs impressions avec leurs familles, leurs amis. Ils expliquaient, s’étonnaient parfois de certains mots d’ordre, de certains comportements… Bref, ils se forgeaient leur opinion et surtout ils empruntaient le laborieux chemin du militantisme associatif. Il leur faudra courage, volonté et endurance… ils en ont !

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