Farah El Fassi: «J’ai un penchant pour les rôles de grandes dames de notre histoire»

Farah El Fassi: «J’ai un penchant pour les rôles de grandes dames de notre histoire»

Interview de Farah El Fassi, actrice

Dans cet entretien, Farah El Fassi parle de son rôle dans «Des… Espoirs» de Mohamed Ismaïl, programmé en compétition au 22ème Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan, ainsi que de son parcours de jeune artiste.

ALM : Quel est l’apport de votre dernier rôle Leïla dans ce film pour votre parcours de jeune ?  

Farah El Fassi : Ma participation au film «Des… Espoirs» de Mohamed Ismaïl m’a permis de me présenter au public dans un nouveau style qui se différencie des autres rôles que j’ai joués au cinéma. J’y interprète le personnage de Leïla qui a décidé de quitter son village de peur d’être violée par le mari de sa mère. Elle a dû ainsi travailler comme danseuse dans un cabaret, tout en continuant d’être exploitée par un autre homme. Je trouve que le personnage Leïla, que nous rencontrons souvent dans notre quotidien, est un peu sensationnel, mais pas très osé comme certains le prétendent.

Vous avez dû apprendre la danse orientale pour interpréter ce personnage…

J’ai pris l’habitude de bien me préparer pour tous mes rôles avant le lancement du tournage des films respectifs. Et pour apprendre la danse orientale pour le personnage de Leïla, j’ai été coachée par Sara Regragui, qui est diplômée dans cette discipline. J’ai passé trois mois d’apprentissage et de pratique de cet art. Elle a, quant à elle, appris seule à danser en s’inspirant et développant sa passion de sa vie passée dans un petit village. Je ne devais pas oublier qu’en dépit de ses conditions difficiles, Leïla a réussi à plaire sur la scène par des mouvements corporels spécifiques et propres à elle.

Pourquoi à votre avis vous êtes beaucoup plus sollicitée par les cinéastes pour jouer dans leurs films ?

Je crois que cela revient à mon appartenance nordiste, mais aussi grâce à mon talent que j’ai pu développer depuis ma première apparence au cinéma. Je ne peux nier de même l’apport de ma participation aux films des cinéastes originaires de la région du Nord sur mon parcours artistique. J’ai donné beaucoup de moi-même pour essayer d’être plus convaincante dans mon premier rôle au cinéma, en l’occurrence celui de la jeune étudiante et militante engagée dans «Le Temps des camarades» de Mohahemd Chrif Tribek. J’ai beaucoup aimé mon rôle de femme tétouanaise des années 50 dans «Petits bonheurs» de ce même cinéaste ou encore mon nouveau rôle de Leïla dans «Des… Espoirs» de son réalisateur tétouanais Mohamed Ismaïl, qui m’a déjà valu le prix du second rôle féminin lors du dernier Festival du film national de Tanger.

Quel est le rôle que vous rêvez d’incarner au cinéma ?

J’ai toujours rêvé de jouer dans des films complexes, en particulier d’une personne à l’âge adulte mais qui continue de se comporter comme un enfant très dépendant. J’ai aussi un penchant pour les rôles de grandes dames de notre histoire telles que Sayida Al Horra qui gouverna pendant trois décennies Tétouan, et ce sous l’ère wattasside.

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