FICM de Tétouan 2019 : Le film italien «Le vice de l’espoir» rafle la mise

FICM de Tétouan 2019 : Le film italien  «Le vice de l’espoir» rafle la mise

En plus du Grand prix, il a reçu celui de la critique et de la meilleure interprétation féminine

Le film montre comment des jeunes italiennes dans le besoin sont emmenées par Maria à l’autre côté de la rive, et ce pour vendre leurs nourrissons à d’autres femmes qui n’arrivent pas à en avoir un.

Le 25ème Festival international du cinéma méditerranéen (FICM) de Tétouan a été clôturé, samedi 30 mars, par la cérémonie de remise des prix aux heureux gagnants. «Nous avons été impressionnés par la qualité et le thème des longs-métrages en compétition. Nous avons été tous ravis de voir la salle pleine pendant la projection des films. Nous avons choisi les meilleurs d’entre eux et qui ont fait l’unanimité de tous les membres du jury», a souligné l’artiste italien Roberto Giacomo Pischiutta, président du jury du long-métrage, à l’issue de la cérémonie de clôture de ce vingt-cinquième festival.

Pour le Grand prix Tamouda, le choix des cinq membres de cette catégorie est tombé sur le film italien «Le vice de l’espoir» d’Edoardo De Angelis. Diplômé du Centro sperimentale di cinematografia (Centre expérimental du cinéma) de Rome, l’heureux gagnant – qui avait débuté en 2004 sa carrière dans le court-métrage avant de se lancer une dizaine d’années après dans le long-métrage- a voulu traiter, grâce à ce nouveau film, le trafic des bébés qui continue de prendre de l’ampleur en Italie.

Il a ainsi pu découvrir des régions pauvres qui vivent de la vente de nouveau-nés effectuée généralement à la frontière, de l’autre côté du fleuve. Le film montre comment des jeunes italiennes dans le besoin sont emmenées par Maria à l’autre côté de la rive, et ce pour vendre leurs nourrissons à d’autres femmes qui n’arrivent pas à en avoir un. A l’origine de cette vente illégale d’enfants se trouve une vieille dame qui cherche à en faire fortune. En plus du Grand prix, «Le vice de l’espoir» a été distingué par le prix du premier rôle féminin, qui a été remis à l’actrice italienne Pina Turco pour son interprétation du personnage de Maria. Ce même film a obtenu le prix de la critique portant le nom Mustapha Mesnaoui (écrivain et critique du cinéma marocain décédé en novembre 2015). Alors que le cinéaste palestinien s’est vu attribuer le prix de la première œuvre pour son dernier long-métrage «Mafak» (Tournevis), dont l’histoire parle de la difficile réinsertion des ex-détenus palestiniens. Cette coproduction entre la Palestine, les Etats-Unis et le Qatar a été distinguée par le prix de la meilleure interprétation masculine, qui a été attribué à l’acteur palestinien Ziad Bakri. Le prix spécial du jury est revenu au film turc «Sibel», co-réalisé par le couple franco-turc Guillaume Giovanetti et Çağla Zencirci. L’actrice marocaine Sonia Okacha a reçu, quant à elle, une mention spéciale pour son rôle dans «Les 3 M histoire inachevée» de Sâad Chraibi,

Conduit par le cinéaste algérien Malek Bensmaïl, le jury du film documentaire a attribué le Grand prix à «Vous venez de loin» de sa réalisatrice égyptienne Amal Ramsis. Celui de la première œuvre est revenu à la cinéaste espagnole Castiñeiras Gallego Iván pour son film «Dérive de la trajectoire». Alors que «Vostok N° 20» de sa réalisatrice française Elisabeth Silveiro a été distingué par le prix spécial du jury.

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