Hassan El Fad: «Je ne travaille pas sur commande pour le mois de Ramadan»

Hassan El Fad: «Je ne travaille  pas sur commande  pour le mois  de Ramadan»

ALM : À trois mois du mois de Ramadan, quelles sont vos nouveautés ? Y a-t-il des projets en cours ? Et pourquoi une troisième saison de «lcouple» ne verra-t-elle pas le jour?
 

Hassan El Fad : Je tiens à vous dire que je suis une personne qui travaille tout le temps et sans arrêt. Donc je travaille selon mes inspirations et mes besoins et pas sur commande pour le mois de Ramadan. Pour «lcouple», il n’y aura pas de troisième saison, car cette série risque de se saturer. En fait, je crois que ce n’est pas une bonne chose que l’artiste reste prisonnier d’un seul personnage qui est «Kabbour» ou «Châaibiya».

Comment jugez-vous les productions ramadanesques ?

Juger c’est très facile. Et franchement je ne suis pas un grand adepte des jugements surtout que je sais en connaissance de cause qu’il est extrêmement périlleux de vouloir égayer la production du mois de Ramadan. Il est aussi facile et simpliste de faire porter le chapeau de la médiocrité des programmes aux seuls artistes, alors qu’on sait que la responsabilité est largement partagée avec certains fonctionnaires de la télévision publique sans généraliser car à la télévision j’en connais des intègres.

À quand un show avec Gad El Maleh et Jamel Debbouze ?

Il n’y a pas de projets d’avenir entre moi, Gad El Maleh et Jamel Debbouze. Et je ne serai pas présent lors du prochain Marrakech du Rire (MDR). Par contre, nous avons collaboré amicalement moi et Gad El Maleh dans le film L’Orchestre de minuit de Jérôme Cohen Olivar. Ce fut un plaisir de travailler avec lui, car Gad est un garçon talentueux et un artiste complet très généreux sur scène.

Si on devait vous comparer à un humoriste français, lequel choisiriez-vous ?

Je n’aime pas me comparer à une autre personne ou un autre humoriste. Sinon, j’ai beaucoup d’estime pour certains humoristes marocains et étrangers qui me marquent par leurs travaux et passages dans leurs spectacles.

Après l’expérience de Tarik Iben Ziyad, verra-t-on d’autres personnages historiques dans vos prochains spectacles ?

Oui, effectivement, actuellement j’ai l’intention de travailler sur une série de personnages historiques connus par les Marocains. C’est un montage de personnages historiques de composition. Je préfère ne pas en dévoiler le nom pour garder l’élément de surprise. Je suis un gourmand de l’Histoire du Maroc. Je suis quelqu’un qui aime découvrir les personnes qui ont marqué l’Histoire du Maroc et le monde arabe en général.

C’est quoi votre secret pour maintenir une salle archicomble dans tous vos spectacles ?

Être rigoureux, sérieux et surtout créatif dans son travail et encore le travail! Il n’y a pas de recette miracle pour que la salle soit archicomble. Il y a plutôt l’amour des gens qui me pousse à travailler durement pour réussir et maîtriser mes spectacles. Et pour ma part, je me tue pour carburer et satisfaire le grand public.

Un comédien marocain pourrait-il vivre aujourd’hui de son art ?

Certainement. Je vois qu’un vrai artiste peut très largement vivre de son art. Mais, là, je parle d’un artiste qui sait se vendre et qui sait valoriser son talent et ses capacités artistiques. Donc on peut vivre dignement de ce métier noble.

Si on vous demande de décrire votre humour, quels seront vos termes ?

C’est une question typique. Alors c’est un humour «hamed» (Rires).

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