16 millions d euros de subsides pour le Ramed ?

16 millions d euros de subsides  pour le Ramed ?

La représentante-résidente du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Rabat a affirmé que la performance grandissante des opérations réalisées par le Maroc grâce aux prêts de l’institution financière le désigne plus que jamais aux premières places de ses bons clients.

Amani Abou-Zeid a fait cette déclaration au cours du point de presse qui a suivi mardi la revue annuelle de la performance du portefeuille de la banque au Maroc. Annonçant que le partenariat entre le Maroc et l’institution a atteint de nouveaux sommets, elle a précisé que le portefeuille actuel qui compte 28 opérations pour un engagement de près de 26 milliards de dirhams est l’un des plus importants.

Bien que «sa configuration sectorielle témoigne d’une forte concentration dans les infrastructures qui représentent 90% des engagements (énergies renouvelables, transports, eau et assainissement), la participation de la BAD est en train de se diversifier en se portant de plus en plus vers de nouveaux créneaux sociaux.» Outre les engagements de soutien au secteur des réformes publiques, à l’adéquation formation- emploi, au secteur privé et à l’agriculture, elle a déclaré que la formation et l’enseignement supérieur reçoivent des subsides plus substantiels depuis qu’ils sont érigés en priorité par le Royaume.

«En fait, a-t-elle répondu à une question d’ALM, ce sont les priorités de l’emprunteur qui déterminent la stratégie du pays de la banque». Elle a ainsi annoncé un possible octroi de 16 millions d’euros – que le conseil ne se soit pas encore prononcé sur cette question- à la 3ème phase du Ramed. Si cela se confirmait, a-t-elle affirmé, ce serait un montant sensiblement égal à celui qui a été octroyé à l’enseignement. Interrogée sur les causes qui expliquent la qualité du partenariat entre la BAD et le Maroc, elle a répondu que le suivi des opérations et la qualité de leur performance lui semblent être un facteur essentiel sur ce plan. 

Elle a, en outre, estimé que ce niveau de partenariat explique que 11 opérations d’assistance technique, financées par des dons du fonds des pays à revenu intermédiaire d’environ 8 millions d’euros, sont en cours d’exécution en même temps que 6 études et assistances techniques «qui sont financées par des fonds fiduciaires de transition dans le cadre du partenariat de Deauville, dans le domaine de la santé, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et en faveur de la société civile». 

En tête de liste de ces activités civiles, elle a cité l’autonomisation des femmes. Amani Abou-Zeid a également déclaré qu’en ce qui concerne le secteur privé, deux opérations d’infrastructure sont financées par la banque dont l’une au profit de l’OCP, tandis que l’autre est une prise de participation dans un fonds d’investissement régional dédié (Fonds Argan pour le développement des infrastructures).  La représentante-résidente de la BAD s’est par ailleurs félicitée de ce que le portefeuille de l’institution au Maroc ne comporte plus de projets à risque tant les gains en efficacité sur les opérations se sont renforcés en 2013. «De fait, la décentralisation des services de la banque au bureau de Rabat depuis 2006 se concrétise par un accompagnement plus fort et une proximité des opérations avec les partenaires au Maroc», a-t-elle conclu.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *