À travers les palaces

Tomber dans une embuscade au restaurant du casino «le Brummell» dépendant du Royal avec terrasse ouverte sur l’extérieur niché entre le précédent nommé et le «Normandy». Trouvez mieux !
Affiché «bien en vue» à l’entrée un menu à 20 euros S.C : entrée, salade verte et filet de poisson ou pointe d’asperge fraîche et saumon fumé ou entrée chaude frisée aux lardons oeuf à la Florentine.
Plat principal Poisson du jour (sole meunière portion) ou viande escalope de veau à l’italienne, desserts, fondant au chocolat ou tarte aux quetsches. Voilà pour le menu d’approche…
Revenons à cette soirée, et à la carte… service grand siècle personnel en «queue de pie et tablier grande brasserie», dîneurs en tenue sombre dîneuses robe de cocktail… Ambiance !
2 douzaine d’huîtres d’Isigny parfaites, pain beurre vinaigre échalotté etc etc…
1 Tartare de boeuf bien pesé/bien enlevé, 1 poulet d’auge (appellation fermière d’origine contrôlée) crème champignons et morilles…
Vins 1 bouteille de beaujolais de chez Joseph Drouin 17 euros. Le tout vaillamment facturé 65 euros service compris , coupes de champagne offertes. Soit 650 DH TTC – vous aurez traduit – ! Petit comparatif …
Tout dernièrement un dîner de 2 couverts au SOFITEL de Marrakech…
L’hivernage Rue Haroun Errachid Chef de Cuisine Gérard MOUSINIAK (qui venait d’arriver au poste).
A quoi peut-on s’attendre dans un établissement du standing du Sofitel de Marrakech «très certainement le vaisseau amiral de ce grand groupe hôtelier» au Maroc… Un hôtel reconnu comme étant une des réussites architecturales de la place, des chambres spacieuses, des fautes de jeunesse prestement gommées (je veux parler entre autre de la réception placée au diable Vauvert … et replacée dans le hall…).
Notre Ami Najib Mountassir, directeur général toujours aussi souriant, que j’ai connu en 1995 à La Mamounia comme directeur commercial avant qu’il ne fut appelé à diriger de main de maître le Palais Jamai à Fès…
Dans un tout autre rayon que dire de son restaurant? On imagine tout d’abord une carte docile, pratique d’emploi et de lecture, innovante mais point trop ! La cuisine c’est comme un sentiment d’ éphémère, de soudaineté, d’émotivité… elle a sa propre vie «vite» ou bien jamais…
A lire celle-ci, on a comme l’impression d’avoir «déjà vu» le défilement des plats dans la série «duplication» et «clonage» à la sauce des ces chefs français plus souvent sur les plateaux de télévision et en «exhibition» à Tombouctou, New York ou Trifouilli les oies ! Collectionnant les tampons de douane sur leurs passeports plutôt que les «suggestions du jour»… Sur leurs cartes!
Bref… Make Sushi excellent aux dires de mon invitée ! Salade mêlée à la paysanne sans vie avec du foie gras jeté en petits dés «5» en tout ! hors sujet.
Compressé de filet et queue de boeuf à la cuisson demandée «correct» mais terriblement déconcertant, carré d’agneau frotté aux herbes ? 3 côtes d’agneau arrivées tranchées sur assiettes «sans vie» décevantes et en quantité insuffisante !
Service débordé et sauvé «in extremis» par Monsieur Abdelmajid que nous avions connu dans d’autres maisons ! Le maître d’hôtel «jeune cadre dynamique» – fort en voix – sûr de lui… laissa entre autre les serveurs nous apporter deux plats principaux ne nous concernant pas.
Le chef de cuisine de son côté « très sélectif» quant à ses choix mondains saluant seulement les tables qui l’intéressaient ? Il faut espérer que cette table redressera le buste, filera bien droit de l’avant, corrigera ses avatars !
Comptez 400/500 DH par personne.
Néanmoins… Je vous conseille le bar et son animation musicale de qualité , entouré d’un personnel au bar et en salle sympathique, prévenant !

• Pandore

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