Agroalimentaire : L’ONA cède la Monégasque au groupe Sanam

L’ONA vient de se défaire de la totalité de sa filiale spécialisée dans la semi-conserve d’anchois, la Monégasque Maroc, au groupe Sanam. Le holding appartenant à la famille Alj se renforce ainsi dans le secteur agroalimentaire. Contactés par ALM, et à l’heure où  nous mettions sous presse, les responsables de l’ONA n’avaient pas encore souhaité divulguer le montant de cette transaction. «Opérateur de taille dans le secteur agroalimentaire, Sanam Holding ambitionne de renforcer son  leadership dans le secteur de la conserverie de poissons à travers cette diversification horizontale de la Monégasque  Maroc, laquelle s’ajoute ainsi à sa filiale historique Unimer (conserves de sardines)», selon les analystes de BMCE Capital. Présidé par Said Alj, le groupe Unimer est l’un des premiers groupes agroalimentaires d’Afrique du Nord, qui a su bâtir depuis plus de huit décennies une expertise au niveau de ses métiers de base de conserve animale et végétale ainsi que de distributeur de produits agroalimentaires. 
La famille Alj qui vient de s’offrir la Monégasque a levé, il y a seulement quelques semaines, 180,502 millions de dirhams sur le marché boursier avec l’introduction à la Bourse de Casablanca de Stokvis Nord Afrique par l’augmentation de 20% de son capital. En effet, le groupe Sanam opère dans quatre pôles d’activité. Il s’agit des finances, de l’agroalimentaire, de l’immobilier et de la distribution. Ce holding compte trois sociétés cotées en Bourse : Unimer, Taslif et tout récemment Stokvis Nord Afrique.  Se présentant comme un leader mondial de la semi-conserve  d’anchois, la Monégasque dispose de deux  unités de production. Une unité de production  d’anchois et de salaison et un atelier de  Marinade à Mehdia et de deux unités de salaison à Agadir et Safi. En chiffres, les comptes de la Monégasque sont en chute au cours de ces dernières années (Voir encadré).  «Conséquence d’intenses efforts de pêche, le stock d’anchois a considérablement baissé ces dernières années. Les captures se font plus rares, renchérissant le prix de la ressource. Une augmentation qu’il est difficile de répercuter sur les prix de vente en grandes et moyennes surfaces, ce qui impacte directement la rentabilité de l’activité», annonce-t-on à l’ONA. L’approvisionnement est le pivot de cette activité. À plusieurs reprises, la Monégasque avait importé des anchois argentins et chiliens pour maintenir son niveau de production et d’exportation. Désormais dans le giron des Alj, la Monégasque devait prendre un nouveau tournant pour être rentable.

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