Baisse de 43% des apports d’eau aux barrages à usage agricole

Les apports d’eau enregistrés au niveau de l’ensemble des barrages à usage agricole ont atteint 3,57 milliards m3 durant la période allant du 1er septembre 2001 au 30 avril 2002, volume en baisse de 43% par rapport à la même période de la campagne agricole 2000-2001.
Ce déficit a concerné tous les barrages, à l’exception du bassin de la Moulouya, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture. Le volume d’eau stockée dans les barrages à usage agricole se situe à environ 5,8 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 44%. Ces réserves d’eau étaient toutefois inégalement réparties entre les différents bassins hydrauliques.
Au niveau des bassins du Sebou et du Loukkos, les réserves d’eau dans les barrages avoisinaient 4,8 milliards de m3 (74% des réserves globales), avec un taux de remplissage de 71,1%. Bien que les campagnes agricoles 1999/2000 et 2000/2001 aient enregistré des apports d’eau, au niveau des barrages à usage agricole, nettement en deça des apports moyens, les niveaux des réserves d’eau au début de l’actuelle campagne agricole sont légèrement plus favorables que ceux de la campagne précédente (le taux de remplissage était de 32,4%). L’eau d’irrigation fournie aux agriculteurs entre le 1er septembre 2001 et le 30 avril 2002 a atteint 989 millions de m3, soit près de 39% de la dotation annuelle globale et environ 73% de la dotation initialement prévue pour cette période.
La fourniture d’eau annuelle pour les grands périmètres d’irrigation, fixée initialement à 2,21 milliards de m3, a été portée à près de 2,52 milliards de m3, soit une augmentation de 14%. Aussi, pour le reste de la campagne d’irrigation (mai-août 2002), la dotation en eau fixée initialement à 1,44 milliard m3 sera portée à 1,51 milliard m3 (+4 %).
Concernant les superficies emblavées dans les grands périmètres d’irrigation, il est indiqué dans le communiqué que celles-ci ont atteint 441.854 ha, soit environ 116% de la superficie programmée en début de campagne. Compte tenu des possibilités d’allocation des ressources en eau pour l’irrigation permises par la situation des réserves en eau des différentes retenues, la priorité a été accordée aux plantes fourragères et aux semences de céréales.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *