Berlin demande des offres de reprise améliorées

Les deux prétendants à la reprise d’Opel doivent améliorer leurs offres pour obtenir le soutien du gouvernement allemand, a déclaré, dimanche le ministre de l’Economie, Karl-Theodor zu Guttenberg, à la veille d’une réunion du conseil d’administration de General Motors. Les Länder dont lesquels Opel exploite des usines, tout comme le gouvernement fédéral allemand, ont exprimé leur préférence pour le projet de Magna mais des sources proches des discussions ont rapporté que GM penchait en faveur de RHJ. «Mes préoccupations sont bien connues», a dit Guttenberg au quotidien Bild am Sonntag. Et d’ajouter : «Dans les discussions trilatérales entre GM, les investisseurs et les autorités fédérales et locales allemandes, il sera important d’aboutir à de nouvelles améliorations dans l’intérêt des contribuables». «Une telle amélioration pourrait être, par exemple, une augmentation de la contribution en capital des investisseurs», a-t-il précisé. Le conseil d’administration de GM s’est réuni lundi et des sources du secteur ont rapporté que le dossier Opel devrait être à l’ordre du jour. Si les négociations entre Magna et GM ont semblé un temps dans l’impasse, les positions des deux parties se sont récemment rapprochées, a déclaré une source proche du dossier.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a pour sa part téléphoné, vendredi, au directeur général de General Motors, Fritz Henderson, pour lui rappeler les attentes de Berlin concernant Opel, avait rapporté, samedi, le quotidien Bild. Sans citer ses sources, le journal précisait que Steinmeier avait souligné que Berlin n’accorderait des garanties financières qu’à un investisseur à long terme qui s’engagerait à protéger l’emploi. Steinmeier, vice-chancelier d’Angela Merkel, est candidat du Parti social-démocrate (SPD) à la succession de celle-ci après les élections du 27 septembre. Magna souhaite développer les activités d’assemblage d’Opel et vise une forte croissance des ventes, notamment en Russie, pays d’origine de son partenaire financier dans ce dossier, Sberbank. RHJ, au contraire, prévoit de réduire la production d’Opel pour restaurer sa santé financière et pourrait être disposé à revendre ultérieurement la société à GM. «Le seul projet qui offre une perspective aux usines allemandes d’Opel est celui de Magna», a estimé Dieter Althaus, ministre-président du Land de Thuringe, l’un de ceux dans lesquels est installée une usine Opel. Il a appelé Angela Merkel à user de son influence auprès du président américain Barack Obama en faveur de Magna. Roland Koch, son homologue de Hesse, où se trouve le siège d’Opel, a déclaré à l’hebdomadaire économique Wirtschaftswoche que l’argent des contribuables allemands ne serait pas mis à la disposition de RHJ.


Erick Kirschbaum
(Reuters)

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