Casablanca: Safir passe à la vitesse supérieure

Casablanca: Safir passe  à la vitesse  supérieure

Après le plan d’actions prioritaires, les autorités casablancaises passent à la vitesse supérieure. Un dispositif quinquennal est aujourd’hui sur les rails pour renforcer la structure économique, sociale et urbaine de Casablanca.

Bien qu’il ait été présenté à Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 26 septembre 2014, ce n’est qu’en début de semaine qu’a été dévoilé le détail des conventions signées dans ce sens. 33,6 milliards de dirhams seront donc débloqués pour redorer l’image de la métropole à l’horizon 2020 et la hisser au rang des grandes destinations internationales.

C’est ce qu’espère le wali du Grand Casablanca. «Nous pensons Casablanca en tant que métropole agréable à vivre et un hub financier inclusif. Pour l’élaboration de ce plan de développement, nous nous sommes inspirés des meilleures gouvernances pratiques de gestion adoptées par les métropoles économiques internationales reconnues pour leur attractivité et les conditions de vie de leurs habitants», souligne dans ce sens Khalid Safir, wali du Grand Casablanca. La nouvelle configuration de Casablanca table également sur une signature qui distinguera la métropole au niveau international à l’instar de New York et Barcelone.

Malgré la consistance de l’enveloppe allouée pour la mise en œuvre du plan de développement de Casablanca 2015-2020, le budget est jugé insuffisant par les représentants et les élus de la ville. «Certes, les 33,6 milliards de dirhams n’est pas le montant qu’il faut pour couvrir l’ensemble des besoins de la ville, mais ils restent louables pour démarrer le chantier du développement et de rétablir l’équilibre à Casablanca sur plusieurs fronts», estime le wali de la région.

Et de préciser que «plusieurs besoins ont été identifiés dans l’attente de leur approbation et dont le financement rentrera dans le cadre du partenariat public-privé . Citons dans ce sens : le raccordement au service de l’eau et de l’électricité de nouveaux quartiers dont l’investissement s’élève à 28 milliards de dirhams ainsi que la transformation de la décharge de Médiouna et la mise en place d’une usine de traitement de déchets. Des chantiers qui devraient coûter environ 3 milliards de dirhams».

Au-delà de l’aménagement des zones périphériques et la lutte contre l’habitat insalubre qui continue à ternir l’image de la ville, le renforcement des locomotions et infrastructures routières semble être la préoccupation majeure des élus de Casablanca. Près des trois quarts du budget alloué serviront à connecter le centre de Casablanca aux autres zones de la ville. Le montant consacré dans ce sens est de 27 milliards de dirhams. Alibi présenté : améliorer la mobilité des habitants et visiteurs.

«Notre souhait est de réconcilier la ville avec ses habitants et d’optimiser la mobilité des Casablancais et visiteurs de la ville en termes aussi bien de temps d’attente et de déplacement que de coût et de qualité», expliquent les officiels.

Au programme : 80 kilomètres supplémentaires de tramway ainsi que de nouvelles trémies qui fleuriront dans les principales artères de la ville. Le wali du Grand Casablanca a indiqué, par ailleurs, que l’élaboration du plan de développement de la ville s’est faite selon une démarche participative impliquant 600 participants, représentant les parties prenantes et autorités de la ville.

Plan d’actions prioritaires : Bilan d’étape

Après le discours royal datant du 10 octobre 2013, le plan d’actions prioritaires est venu rectifier le tir et répondre aux urgences de la ville. 2,8 milliards de dirhams ont été arrêtés en ce moment pour assurer la réalisation des chantiers identifiés.

A ce jour, 80% des travaux prônés dans le cadre de la modernisation des voiries dans les grandes artères ont été concrétisés. Il en est de même pour les engagements en termes d’amélioration des conditions de transport et de la sécurité des Casablancais. Ainsi, 30 % des objectifs de ce volet sont accomplis.

Le taux d’avancement des travaux d’aménagement d’espaces verts et de parcs d’attraction est actuellement de 20%. Aussi, 30% des projets visant le raccordement en eau et en électricité et l’éclairage public et assainissement ont également été mis sur pied. De même, 80% du volet propreté visant l’achat de nouveau matériel de propreté ont été réalisés.
 

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