Conserves végétales : Le potentiel est réel

Conserves végétales : Le potentiel est réel

Afin de recommander une stratégie sous forme d’axes et de plans d’action, une étude a été réalisée sur la compétitivité du secteur sur la base d’un diagnostic stratégique. L’étude en question a été structurée selon différentes sections, notamment la place des industries alimentaires au Maroc, l’industrie de transformation des fruits et légumes, le poids de l’amont agricole, les productions agricoles destinées à la transformation et enfin, une description de l’organisation industrielle dans les principales filières, en distinguant les produits d’exportation et ceux de l’import-substitution.
Ainsi, l’étude réalisée a démontré que le poids de l’Industrie alimentaire au Maroc (IAM) dans le BIP reste très élevé par rapport à celui de pays plus avancés. Il en résulte qu’il existe un potentiel important de développement. Dans ce contexte, le secteur de la transformation des fruits et légumes apparaît comme étant parmi les plus compétitifs, et donc le plus apte à en tirer profit. A l’encontre des autres activités économiques des IAA, l’industrie de transformation des fruits et légumes témoigne de la capacité de croissance de certains opérateurs et acteurs de l’industrie et du développement des importations de produits industriels à base de fruits et légumes.
Ces derniers reflètent une croissance au niveau du marché intérieur, en particulier pour les produits pour lesquels le Maroc dispose d’une base agricole comme les pommes de terre et les tomates. Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, l’emploi permanent dans l’industrie de transformation des fruits et légumes s’élèverait à 4.500 personnes, l’emploi saisonnier représente 66 % de l’emplois permanent, soit environ 2.950 emplois. Par ailleurs, le diagnostic des amonts agricoles a démontré que la valorisation apportée par le secteur est encore faible et les formes de soutien classiques ne sont plus efficaces pour assurer la compétitivité des produits marocains. Dans ce cas, les formes de soutien demandées à l’Etat par le secteur privé devraient être revues.
Les conclusions de ce diagnostic donnent une image contrastée des forces et des faiblesses de la branche des conserves végétales, ainsi que des menaces et des opportunités qu’elle affronte.
En terme de marché, la stagnation de la branche au cours de ces dernières décennies s’explique plus par les insuffisances de l’offre que par un manque de dynamisme de la demande. Cependant, l’organisation actuelle de la branche présente des insuffisances qui limitent ses possibilités de saisir ces opportunités. Ainsi, selon le rapport de l’étude, il sera nécessaire de mobiliser les ressources des secteurs privé et public autour d’un programme d’investissement. Les investissements des industriels devraient se concentrer sur l’amont agricole pour lequel les solutions envisagées à long terme sont à mettre en oeuvre. Pour cela, une politique de diversification et de recherche de complémentarité entre produits et marchés s’avère nécessaire. Cet effort ne pourra être mobilisé sans une politique économique favorable, dans un cadre réglementaire assaini, et, sans un renforcement important des capacités et des organisations professionnelles.
La branche des conserves est composée d’entreprises d’un certain âge et ayant une certaine maturité. Toutefois il n’est pas sûr qu’elles soient toutes préparées aux changements de l’organisation industrielle actuelle. Un accompagnement et une assistance seront requis pour la gestion des thèmes « transversaux » communs à toutes les unités. C’est à ce moment-là qu’il faudrait renforcer les organisations professionnelles existantes et rénover leur mandat en fonction des besoins actuels en développement.

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