COP22 : Mobiliser les régions

COP22 : Mobiliser les régions

La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima illustre cette dynamique régionale qui devrait s’inscrire à long terme pour atteindre une transition optimale vers l’efficacité énergétique et le développement durable.

Gilles Berhault, conseiller spécial de la MedCop Climat de Tanger
Gilles Berhault, conseiller spécial de la MedCop Climat de Tanger

Agir est le principal enjeu de la COP22. Le passage de la décision à l’action est désormais primordial. Mais, cette transition ne peut se faire qu’à travers l’adoption des nouvelles solutions de développement durable par les régions. C’est ce que préconise Gilles Berhault, conseiller spécial de la MedCop Climat de Tanger. Rencontré en marge des travaux de la COP22, Gilles Berhault souligne : «La région est la bonne unité pour passer à l’action. D’un côté, elle est assez grande pour agir et faire appliquer les décisions. Et de l’autre, elle est la plus proche pour échanger avec le citoyen, considéré dès à présent comme principal acteur en matière de lutte contre le changement climatique».

La MedCop Climat, organisée à Tanger en juillet dernier, confirme le rôle des régions dans l’engagement en faveur du climat. La coopération entre les collectivités régionales, les entreprises, les associations et aussi le citoyen joue un rôle primordial pour réussir la transition entre la décision et l’action entamée contre les changements climatiques. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima illustre cette dynamique régionale qui devrait s’inscrire à long terme pour atteindre une transition optimale vers l’efficacité énergétique et le développement durable. Une feuille de route environnementale a été définie dans cette zone.

«La charte de l’environnement des collectivités de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima sera signée par deux nouveaux acteurs venant de la Méditerranée la semaine prochaine», déclare Gilles Berhault. A cette échelle, la région permettra de mettre en relief les spécifités territoriales afin que les engagements de l’Accord de Paris soient adaptés de manière optimale. Ceci permettrait également de créer l’échange région-région pour partager l’expertise des expériences entreprises dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

Ainsi, le passage à l’action est désormais entre les mains des acteurs non-gouvernementaux. C’est au niveau des collectifs régionaux, entreprises et société civile que la responsabilité sera transmise par les décideurs. Toutefois, la difficulté encore rencontrée réside dans la transformation de la conception mode de vie du citoyen. A noter aussi que l’adaptation aux nouvelles solutions durables et écologiques nécessite trois éléments majeurs. Il s’agit d’abord du financement, qui représente l’élément prioritaire pour réussir la transition, «compte tenu de la mutation des technologies pour adopter les nouvelles sources d’énergies renouvelables et le transport durable dans tous les pays», souligne Gilles Berhault. Le renforcement des compétences est le deuxième point sur lequel seront portées les actions entamées après cette COP.  Il s’articulera sur la formation des compétences, l’échange des expertises notamment à l’échelle régionale, et aussi il permettra d’attirer les nouveaux talents surtout au niveau des pays émergents. Enfin, tout ceci ne peut être concrétisé que si le citoyen accepte son nouveau mode de vie.

Maryem Laftouty

Journaliste stagiaire

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