Dernière ligne droite vers la vision 2010

«Maintenir sinon accélérer le rythme d’exécution des chantiers en cours» ! C’est l’un des messages forts contenus dans la lettre royale lue par le conseiller de SM le Roi, Abdelaziz Meziane Belfkih à l’ouverture, samedi 28 avril 2007, des 7èmes Assises internationales du tourisme. Dans ce rendez-vous annuel , qui a bénéficié de la participation d’un bon millier d’opérateurs locaux et étrangers, pour la plupart actionnaires des projets touristiques en cours ou à venir, les débats ont tourné très vite au bilan d’une dynamique vieille maintenant de sept ans.
Ce bilan plaide largement pour Adil Douiri. Le jeune ministre qui a hérité d’un portefeuille alors sous tutelle de celui des Finances, aura réussi en cinq ans à concéder les six stations du Plan Azur, lame de fond de la Vision 2010. Les premiers hôtels de ces chantiers arriveront sur le marché courant 2008-2009. C’est le cas bien sûr de Saidia (réalisé à hauteur de 70%), mais aussi de Mogador lancé en 2004 avec une capacité de 6800 lits et de Lixus (7500 lits). Dans son aspect aérien, les réalisations du programme de la vision 2010 qui visait au départ le triplement du nombre de passagers à travers les aéroports du Royaume ont été tout aussi tangibles. De la date de libéralisation et de concession des services aéroportuaires en février 2004 à celle de l’arrivée des premiers low cost européens au Maroc (Easy Jet en juillet 2006 et Rynair en octobre de la même année), le Maroc a enregistré 700 000 touristes supplémentaires.
L’accord d’Open Sky avec l’Union européenne, défendu par Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, y est pour beaucoup. Il en est de même des 10 partenariats de co-marketing developpé par les deux ministères (Tourisme et Transport) et par l’Office marocain du tourisme avec les Tour-opérateurs étrangers. Ces actions combinées ont profité aux aéroports des destinations touristiques marocaines. Par le volume du trafic, la ligne Marrakech-Paris dépasse Casablanca-Paris, autrefois seule mine d’or pour les compagnies aériennes dont la Royal Air Maroc. Sur la seule année 2006, le dynamisme touristique est tributaire de 20 conventions d’investissements d’une valeur de 20 milliards de dirhams. Les opérateurs nationaux au rang desquels il faut désormais compter la Royal Air Maroc (1850 lits en construction, soit le deuxième hôtelier marocain derrière Accor) ont pesé dans cette balance à raison de 5,4 milliards de dirhams.
L’implication des banques marocaines avec entre 2006 et 2007, le closing de trois fonds d’investissements sera pour beaucoup dans le maintien ou l’accélération du rythme des chantiers. Le Souverain a particulièrement insisté sur ce point : «nous tenons à ce qu’il n’y ait pas de relâchement dans la dynamique enclenchée, et que tous les projets engagés par les promoteurs privés, sous contrat avec l’Etat, soient réalisés au plutôt, et en tout cas dans les délais prévus». SM le Roi a aussi appelé à une vigilance quant à la qualité de l’offre, au développement du tourisme intérieur par l’accélération de la construction de stations touristiques adaptées, et sur la dimension authentique et responsable du tourisme marocain. Pour le reste, comme l’ont rappelé les différents participants qui se sont relayés, il faudra non seulement réussir à boucler la dernière ligne droite de la Vision 2010, mais aussi ouvrir la prospective pour un nouveau contrat-programme Vision 2020. A quelques en cablures de la fin de la législature actuelle, cette exigence a de quoi conforter les partenaires internationaux présents sur le choix d’une stratégie durable pour le tourisme marocain.

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