D’importantes mesures prises pour sauver le cheptel

D’importantes mesures prises pour sauver le cheptel

C’est la deuxième fois en l’espace d’une semaine que Mohand  Laenser, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, présente aux parlementaires son plan d’urgence. Répondant aux questions orales, mardi 16 janvier 2007, le ministre a détaillé ces dispositions censées faire face au retard des pluies et au déficit pluviométrique, évalué actuellement  à 44%. Ce programme est d’un montant global de 150 millions de dirhams, précise le ministre en réponse à une question d’ALM en notant qu’ «il s’agit d’une première phase».
«L’Etat a consenti plusieurs efforts dont l’abandon de 100 dirhams par quintal sur l’orge. Pour le transport, nous allons annoncer un appel d’offres, pour sélectionner les transporteurs entre les ports et les zones déficitaires ou entre les zones excédentaires et celles qui ne le sont pas», indique le ministre qui rappelle qu’il s’agit là d’une opération classique.
D’autres mesures suivent.  Ainsi, l’importation d’orge, intrant de base pour l’élevage, est désormais exonérée d’impôt et de taxes douanières. Les autres aliments de bétail bénéficieront d’une baisse de 2,5% des taxes douanières. En outre, le ministère prend en charge les frais de transport de deux millions de quintaux de ces produits, la mobilisation des camions-citernes et l’acquisition des médicaments et des vaccins pour le cheptel. Le versement des indemnités d’assurance sécheresse dans les délais impartis suivrait parmi d’autres mesures en cas d’évolution défavorable de la campagne agricole.
Ces mesures concernent tout d’abord le secteur de l’élevage, frappé de plein fouet par la faiblesse du couvert végétal des pâturages, l’augmentation des prix de l’alimentation du cheptel et la baisse des prix du bétail destiné à la reproduction. Cité par l’agence MAP, M. Laenser précise que la dernière augmentation des prix des aliments du bétail sur le marché mondial n’a pas arrangé les choses Le quintal de l’orge coûte ainsi 290 dirhams à l’arrivée au port de Casablanca et le maïs, quelque 250 dirhams. A ces prix, il faudra ajouter la TVA portuaire dont le taux est de 20%.

Recul de la culture des céréales

Au 5 janvier 2007, la superficie couverte par les trois principaux types de céréales (blé dur, blé tendre et orge), n’excédait pas 4 millions d’hectares, soit une réduction de 15% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La tutelle estime que ce déficit est dû aux conditions climatiques anormales, notamment à la baisse des températures. A la date indiquée, le taux de remplissage des barrages agricoles avait atteint 54% contre 40% durant la même période de l’année précédente.

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