Engrais : Fertiliser l’échange interarabe

Le 18ème congrès de l’Arab Fertilizer Association s’est ouvert hier à Casablanca sous la présidence de Mohamed Boutaleb, ministre de l’Energie et des Mines. Plus  de 300 participants y ont pris part, dont des ingénieurs, des universitaires et des chercheurs venus du Maroc, de la Jordanie, de l’Irak, du Koweït, de la Libye, des Etats-Unis, du Népal, etc. En tout, 28 nationalités sont représentées à ce congrès qui comporte, outre les conférences, un espace exposition des produits et services des compagnies membres.
Organisée en coopération avec l’Office chérifien des phosphates, cette rencontre, qui se tient jusqu’au 7 juilllet, se déroule donc sous le signe d’échanges interarabes. Dans son allocution d’ouverture, Mourad Chérif, directeur général de l’OCP, leader mondial du marché des phosphates,  a mis en exergue les défis que doit relever l’industrie des engrais pour garantir son développement, de façon à contribuer à la sécurité alimentaire. Dans ce cadre, il a mis l’accent sur la nécessité pour cette industrie d’utiliser les technologies de pointe, non seulement pour augmenter la production mais également pour fabriquer des produits de qualité dans les meilleures conditions de sécurité et de protection de l’environnement. L’intérêt de l’Office chérifien pour ce congrès est évident à plus d’un titres.
Au-delà de la rencontre elle-même, l’affluence des producteurs arabes et internationaux s’explique aussi par l’importance du marché marocain en engrais. Avec une  consommation en  fertilisants fluctuant entre 700.000 et 800.000 tonnes, le Royaume est encore loin de couvrir son potentiel estimé à 1,5 millions de tonnes. En 2004, l’OCP a fourni 27.000 tonnes d’ASP et 247.000 t de NPK.
Dans le monde, plus de 85% de la production de phosphates est réservée aux les engrais, le reste entrant dans la composition des nourritures animales, de certains détergents, de la conservation des aliments et des produits pharmaceutiques. L’OCP est aussi la pierre angulaire du marché marocain d’engrais, fournisseur de la douzaine de distributeurs de la place.
D’autres experts se relayeront tout le long du congrès. En tout, plus de 25 communications sont prévues durant les trois jours de ce congrès.
Les thèmes divers vont des technologies de pointe de l’industrie des engrais à la sécurité et la santé des personnes travaillant dans le secteur, en passant par la réhabilitation d’anciennes unités de production, les nouveaux équipements utilisés dans l’industrie des engrais, les systèmes de contrôle et de maintenance ou encore les nouvelles technologies en matière de lutte contre la pollution et la prévention de l’environnement. Des études de cas relatives aux expériences et aux innovations des compagnies arabes et internationales seront aussi présentées.
Pour sa part l’Arab Fertilizer Association (AFA) est une organisation non gouvernementale fondée en 1975 sous l’égide du Conseil de l’Unité économique arabe. L’association regroupe les producteurs arabes des engrais et de leurs matières premières, ainsi que les organismes et sociétés ayant une relation avec ce secteur d’activité. Elle compte actuellement 120 membres de 23 pays.
La mission de l’AFA est de promouvoir les relations de coopération technique et commerciale entre les sociétés membres.

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