Entreprises : «Istimrar» pour éviter la faillite

Entreprises : «Istimrar» pour éviter la faillite

Si vous êtes chef d’entreprise et que vous êtes surendetté, ne croyez pas que vous n’avez qu’une seule option : mettre la clé sous le paillasson. Istimrar pourrait bien vous venir en aide et sauver votre affaire. De quoi s’agit-il exactement ? Cette question a fait l’objet d’une conférence de presse organisée mardi soir à Rabat par le ministère des Finances et de la Privatisation, la Caisse centrale de garantie (CCG), l’Agence nationale pour la promotion des petites et moyennes entreprises (ANPME) et l’ambassade de France. Tous étaient là pour présenter la « solution simple et personnalisée» qu’est Istimrar : un fonds de garantie de la restructuration financière géré par la CCG et dont le but est de soutenir l’entreprise surendettée dans la restructuration de ses dettes bancaires. Ce dispositif consiste en un allègement de la charge des crédits bancaires permettant à l’entreprise de rééchelonner ses crédits à des conditions préférentielles à un taux variant entre 5 et 6% (hors taxe) et sur une durée de 3 à 12 ans. Bien entendu, ce n’est pas toutes les PME qui peuvent en bénéficier. Elles doivent être de droit marocain et opérer dans un secteur industriel ou des services (lié à l’industrie). Des critères, il y en a d’autres : l’entreprise devra avoir au moins trois années d’activité, disposer d’un total bilan au titre du dernier exercice clos ne dépassant pas 70 MDH et de deux cadres au minimum et surtout ne pas faire l’objet d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Les crédits destinés à être restructurés devraient dépasser 500.000 DH et se limiter à 10 MDH.  
Istimrar n’exige aucune garantie additionnelle de l’entreprise bénéficiaire qui n’aura qu’à suivre les démarches nécessaires. Celles-ci concernent, d’abord, la présentation d’une demande à l’ANPME pour la réalisation d’un diagnostic stratégique et financier. Ensuite, l’entreprise devra déposer auprès de sa banque une demande de consolidation des dettes accompagnée du diagnostic établi par l’ANPME. Après approbation de la banque, cette dernière transmet une demande de garantie à la CCG dont le rôle sera de l’instruire dans un délai maximum de 14 jours à compter de la date de dépôt du dossier complet. 
Le diagnostic stratégique qu’effectue l’ANPME concrétise une nouvelle approche devant clarifier les choix et les orientations de l’entreprise. C’est grâce donc à ce diagnostic que les points faibles et les points forts sont déterminés et cela permet tout naturellement de prendre les décisions qu’il faut au moment le plus adapté.


 Succès impressionnant


Depuis son lancement en janvier 2006, le fonds de garantie de la restructuration financière, né d’une convention entre l’ANPME et la CCG, a reçu 86 demandes d’adhésion, dont 49% de Casablanca. C’est le secteur du textile qui arrive en tête avec un total de 36 entreprises, suivi par le secteur de l’industrie mécanique et métallurgique (IMM) et celui de l’industrie chimique et parachimique (ICP) avec respectivement 21 et 17 entreprises.
51 PME ont été sélectionnées pour en bénéficier. Ces entreprises ont vu le taux d’intérêt de leur crédit baisser après la restructuration à 5,5 et 6% alors qu’il était entre 8,5 et 12%.     

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