Harmonisation comptable

Au 1er janvier 2005, tous les groupes cotés en Bourse en Europe doivent présenter leurs comptes consolidés selon le référentiel IAS (International Accounting Standards) appelé aussi normes IFRS (International Financial Reporting Standards).
Face à cette évolution qui fait des IFRS le langage comptable international, le Maroc n’avait pas d’autre choix que de s’arrimer à ce mouvement, sous peine d’être marginalisé. Mais il ne sera pas possible de tenir le même calendrier que l’Europe.
«Toute entreprise qui souhaite évoluer sur les marchés internationaux devra tenir compte des normes IAS. Il faut savoir qu’actuellement au Maroc nous souffrons d’une hétérogénéité des normes comptables nationales », déclarait Abdelkader Boukhriss, président du syndicat des experts-comptables, lors d’un entretien. Ce phénomène pose quelques difficultés aux sociétés marocaines qui souhaitent recourir à des investisseurs internationaux. « D’où la nécessité pour nos entreprises de parler le même ‘ langage comptable » pratiqué à l’échelle internationale », précisait l’expert,.
Quant aux sociétés marocaines filiales des groupes européens, la problématique réside dans le fait qu’elles sont souvent obligées de présenter leur comptabilité de deux manières différentes (référentiel national et référentiel utilisé par la société mère). D’autre part, pour les institutions financières marocaines, elles auront du mal à émettre des titres sur les marchés internationaux. Donc, la mise à niveau comptable est aussi à inscrire au chapitre des urgences
Le Maroc doit continuer à s’accrocher au train pour ne pas être décroché du fait de l’arrimage de son économie à l’espace européen. Par ailleurs, ce chantier ne nécessite pas un investissement très coûteux, mais le retour est important en termes de crédibilité et d’image. Il reste que l’immense majorité de la population des firmes marocaines n’est pas concernée par les standards IAS-IFRS.
La normalisation ne se fera pas que par le haut. Le Conseil national de la comptabilité (CNC) s’est penché sur l’examen d’un projet de référentiel destiné aux toutes petites entreprises (TPE), un élément qui faisait cruellement défaut jusqu’à présent.

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