Hyundai Accent CRDi : une petite furie

Hyundai Accent CRDi : une petite furie

Sous son apparence timide, la Hyundai Accent CRDi cache bien des choses. De surprise en surprise, elle allait nous dévoiler petit à petit ses valeurs. Aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur, l’Accent CRDi affiche une tempérance manifeste. Sa ligne compacte aux allures effilées enfante un aérodynamisme lui concédant une fluidité à percer, sans ménagement, l’air sur son sillage. L’intérieur, très sobre, ne comporte que l’essentiel; histoire de ne pas trop se prendre la tête avec des accessoires superflus. L’espace, dans la cabine, est tel que même les grands gabarits s’y retrouveront sans grande peine. Le confort n’a pas manqué le rendez-vous. Mais les véritables atouts se trouvent ailleurs, sous le capot. En effet, c’est sur la route, lorsque l’humain et le mécanique ne font plus qu’un, que l’on peut se faire une idée sur ce que véritablement cache notre fameuse caisse. Deux choses vous attendent dès que vous êtes au volant et que vous tournez la clef. La première impression qui se dégage est le timbre du moteur, ronronnant d’une façon peu familière. Une symphonie à part, rompant avec le son des mécaniques issues du même segment. En forçant sur le champignon pour voir ce qu’elle a dans les tripes, l’on se rend compte que même à régime élevé, il n’y a point trace de vibration qui se dégage du moteur. Tout est absorbé comme par enchantement. L’autre perception, de taille cette fois-ci, est incontestablement une accélération digne des moteurs gros calibres. Une réalité qui ira se répercuter, bien entendu, sur les reprises du véhicule. Des reprises qui s’avèrent très correctes pour un 3 cylindres de 1,5 litre, développant à peine quelque 82 chevaux. À noter également la commande de boîte qui est bien agréable. Il aura fallu accéder aux grands espaces pour vraiment appréhender de quoi sont capables les démons embusqués sous le capot. Tenue de route et stabilité bienséante, notre amie obéit au doigt et au pied. L’Accent CRDi est, en moins de deux, propulsée au-delà des 120km/h, toujours avec la stabilité affichée au début, jusqu’à graviter dans l’orbite des 160km/h. Vitres fermées pour l’occasion, on regrette toutefois le ronronnement qui nous berçait jusqu’alors, et qui a cédé la place à un bourdonnement quelque peu désagréable. Qu’à cela ne tienne, les accélérations nous le feront vite oublier. Dans ce contexte, le secret de ces comportements véloces réside, en fait, dans l’alimentation qui fait appel aux bons offices d’un turbo diesel «Common rail» (rampe commune). Ce système révolutionnaire génère des moteurs aux hautes performances, à la consommation réduite, joignant à cela des émissions basses avec maîtrise optimale du bruit. Le système «Common rail» diffère totalement des moteurs diesel traditionnels. Ces derniers utilisent une pompe pilotée par le moteur dont la fonction est d’assurer la quantité et la distribution du carburant à chaque injecteur et de réguler leur ouverture. Dans le système «Common rail», la pompe sert uniquement à accumuler le carburant à une très haute pression dans une ligne commune d’alimentation, sur laquelle est monté l’injecteur. L’ouverture des injecteurs est contrôlée par un calculateur électronique et des capteurs. Ainsi, la haute pression reste constante même lorsque le moteur fonctionne à un régime bas, chose qui explique la reprise excellente à n’importe quel rapport, ainsi que les accélérations respectables. En somme, à partir de 139 000 dirhams, la belle semble tenir toutes ses promesses. Toutefois, on aurait aimé que la climatisation soit montée en série, au lieu de gauchement figurer parmi les options.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *