Insolvabilité des PME: Faillite, les signes qui ne trompent pas

Insolvabilité des PME: Faillite, les signes qui ne trompent pas

Impayés, redressement judiciaire et faillite… C’est le scénario que connaissent de nombreuses entreprises marocaines. L’environnement entrepreneurial n’est pas à l’abri des imprévus qui pourraient écourter la vie d’une société. Dans une sphère de compétitivité, et en l’absence de dispositif juridique puissant, le tissu entrepreneurial se voit sujet à différentes pressions.

De même, le manque d’information, dont fait preuve la plupart des responsables fait couler le navire encore plus profondément. Pour anticiper le risque, le patronat national a co-organisé avec le Financial Services Volunteer Corps (FSVC), représenté par William Stutts et Barry Lefkowitz, un séminaire exécutif portant sur la gestion des difficultés financières.

Le focus a été fait sur les besoins de la PME. De part sa texture relativement sensible, la PME est l’une des composantes entrepreneuriales à prendre en charge. C’est dans cette perspective que la commission PME, relevant de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qu’a choisi à travers cette rencontre d’initier les dirigeants des PME à l’identification des facteurs internes et externes susceptibles de mener les entreprises à une situation d’insolvabilité. Les signes d’avertissement ne trompent pas.

Une entreprise en difficulté est celle qui perd continuellement en profit. L’insolvabilité des PME se mesure également par les pertes d’exploitation, qui sont pour les experts un bon indicateur pour analyser les tendances d’une société en crise. De même, la croissance disproportionnée par rapport au capital est un point à prendre sérieusement en considération, afin de ne pas impacter le fonds de roulement d’où la détérioration des outils de production.

Par ailleurs, les experts de FSVC ont mis en relief une multitude de facteurs externes menaçant ainsi la robustesse d’une structure. Citons, dans ce sens, les prêteurs, les créditeurs commerciaux, les litiges d’associés et la compétitions. En établissant une comparaison avec le modèle américain, les intervenants de FSVC ont, dans ce sens, énuméré les ajustements nécessaires à engager avant d’atteindre le niveau de liquidation.

Il en découle l’ajustement des dettes à l’initiative du gérant ou la société, l’accord à l’amiable dans les procédures de prévention ainsi que la réorganisation de la structure. En ce qui concerne les procédures d’insolvabilité, les experts ont détaillé diverses considérations, tout en précisant que cette démarche intervient en dernier recours après que tout ait été tenté pour prévenir les difficultés ayant pour finalité principale l’intérêt de l’entreprise et non pas celui des gestionnaires ou propriétaires.

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