Investissement dans le secteur des dattes: La filière dattière en pleine mutation

Investissement dans le secteur des dattes: La filière dattière en pleine mutation

Le but de cette conférence est de présenter les réalisations relatives à la production du secteur des dattes, les perspectives et présenter les dernières mesures législatives et techniques, ainsi que la mise en exergue des approches de financement.

Mejhoul, Aguelid, Ahrdane, Azigzao, Aziza, Boucerdoune, Boufeggous, la production marocaine des dattes compte 18 variétés. Une production diversifiée et répartie géographiquement dans le Sud du Maroc. Sa maturité, son allure et la longueur de la palme dépendent essentiellement de la qualité de l’entretien et du suivi. Un effort qui nécessite un financement et un savoir-faire particulier. C’est dans ce sens que s’est tenue dans la ville d’Erfoud la 6ème conférence du Crédit Agricole en faveur de l’investissement dans le secteur des dattes. Une conférence organisée par le Crédit Agricole lui-même dans le cadre de la promotion de la filière dattière. En marge du Salon Sidattes, la conférence a mis en avant les aspects essentiels auxquels sont confrontés les agriculteurs ainsi que les fondamentaux de la production dattiere au Maroc. Le Crédit Agricole, en tant qu’acteur financier incontournable dans le secteur agricole, vise l’amélioration de la production dattière. Le but de cette conférence est de présenter les réalisations relatives à la production du secteur des dattes, les perspectives et présenter les dernières mesures législatives et techniques, ainsi que la mise en exergue des approches de financement. D’ailleurs le stand du Crédit Agricole a mis à la disposition des agriculteurs une palette d’offres de financements telles que le «Pack Assil», dédié aux opérateurs des filières des produits du terroir, «Intaj Toumour» qui propose des solutions de financement pour les projets de création et d’entretien des plantations de palmiers dattiers, ou encore «Tatmine Toumour» pour le financement des unités de valorisation de stockage frigorifique, de conditionnement, d’emballage ou des besoins de crédit de fonctionnement.

La production des dattes en hausse

Le président de la Fédération interprofessionnelle de production des dattes a confié à ce sujet qu’«il y a une nette amélioration du secteur. La production n’était pas réglementée, actuellement le secteur commence à se structurer à tous les niveaux sur la compétitivité». Mohamed Belhssen souligne que «le produit marocain est mieux que le produit irakien ou tunisien. On avait besoin de subventions dans le secteur, elles sont de plus en plus offertes. Nos agriculteurs ont une capacité d’adaptation et d’amélioration qui nous permet de concurrencer les autres productions. Avec la création de l’Agence de développement et lorsque le Plan Maroc Vert a pris à bras-le-corps ce secteur il y a une meilleure production. L’amélioration apparaît dans les modes frigorifiques et le suivi de la chaîne de production». La 6ème conférence de l’investissement dans le secteur des dattes a été l’occasion pour les producteurs, chercheurs et professionnels présents de partager leur savoir-faire et les problèmes liés à la filière. 7,6 milliards de dirhams était le coût d’investissement alloué au contrat établi entre l’Etat et la Fédération interprofessionnelle de la production des dattes pour la période 2011-2020. 48.000 hectares sont couverts par les palmiers, le but est d’améliorer la production pour arriver à 160.000 tonnes en 2020.

Le palmier dattier à la COP22

erfoud-dattes-sidattesA quelques jours de la COP22 la question de la protection des palmiers se pose avec acuité. Pour le président de l’Association du salon des dattes, le Maroc porte des initiatives, notamment l’initiative triple A, la seconde est l’oasis durable, le Maroc cherche à faire adhérer la communauté internationale à la problématique de la vulnérabilité des espaces oasiens et donc à la faire reconnaître.

Deuxièmement, poser sur la table la question de la préservation de cet espace en faisant face à ses contraintes comme l’eau, le sol, le biodiversité… Et en troisième lieu développer les activités économiques sans nuire à la production des palmiers, dans le sens de mettre en avant les produits du terroirs, l’écotourisme etc.

Enfin arriver à une déclaration pour sortir le palmier de l’ombre et en même temps chercher un fonds qui permettra de développer et protéger les zones oasiennes.

DNES à Erfoud

Leila Ouchagour

Journaliste stagiaire

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