La CGEM concrétise ses engagements: L’accélérateur start-up voit le jour

La CGEM concrétise ses engagements: L’accélérateur start-up voit  le jour

Chose promise, chose due. La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) concrétise les promesses faites lors du Global entrepreneurship Summit ( GES).

Le patronat avait exprimé en novembre dernier à Marrakech le souhait de créer un écosystème partenarial. Trois mois plus tard, la commission R&D, e-entreprise et relation avec l’université relevant de la CGEM revient à la charge avec une plate-forme de partage regroupant l’ensemble des acteurs œuvrant au développement et à l’accompagnement des jeunes entrepreneurs.

Baptisée «Accélérateur start-up», l’initiative, qui a été présentée au grand public, mardi 24 février à Casablanca, introduit une chaîne de valeur permettant de soutenir les jeunes entrepreneurs depuis l’idée jusqu’à la création et le développement du projet.

«A travers cette initiative, nous voulons être au rendez-vous de l’inclusion entrepreneuriale, et ce via l’émergence d’un tissu de la start-up plus professionnalisé», souligne, à cette occasion, Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM. La mobilisation du patronat national a pris une dimension plus grande, au point d’intégrer la start-up au sein du conseil d’administration de la CGEM (voir entretien).

La CGEM affirme, par ailleurs, que cette initiative vient promouvoir de manière pédagogique la culture entrepreneuriale, en propulsant une nouvelle génération d’entrepreneurs animée par l’innovation et la créativité.

L’effort du patronat a eu un écho positif auprès de la sphère publique. Un encouragement traduit par la présence de Nizar Baraka, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Interrogé par ALM, M. Baraka a salué l’engagement de la CGEM à développer une plate-forme pour la start-up au Maroc. Le président du CESE considère que cette démarche «servira de modèle de réussite éthique, comme elle permettra de redonner confiance et de créer un écosystème favorable au développement de la start-up au niveau national».

Et de préciser que «le Conseil ne peut qu’appuyer cette action qui offre une réelle opportunité aux jeunes pour améliorer leurs chances de succès». S’agissant des actions étatiques prévues dans ce sens, M. Baraka a confié que «le gouvernement réfléchit à toutes les questions relatives au développement de la start-up». Et de poursuivre que «l’initiative de la CGEM poussera les secteurs public et privé à aller beaucoup plus vite pour atteindre une approche globale, intégrée et coordonnée».

L’initiative de la CGEM prend forme avec l’implication d’un grand nombre de partenaires. Citons dans ce sens le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), le Numeric Fund, le Réseau entreprendre Maroc et Start-up Maroc. Le démarrage de l’initiative se fera également par l’accompagnement de 10 start-up sur une durée de douze mois en vue de leur faciliter l’accès au marché, aux instruments financiers et à la technologie.

Objectifs de la CGEM pour l’accompagnement des 10 start-up

 

Recherche et développement : Les recommandations de la CGEM

La commission R&D, e-entreprise et relation avec l’université pour le renforcement et la promotion de la recherche appliquée et l’innovation, a émis un certain nombre de recommandations. Parmi les priorités signalées : la mise en place d’un statut spécifique à la jeune entreprise innovante. La commission a appelé, par ailleurs, au développement de liens forts entre les universités et les entreprises, et ce à travers la création des fondations d’université, des chaires de recherche.

Le but étant d’inciter les entreprises à externaliser leurs projets de recherche. La commission a également recommandé d’élaborer rapidement le « Small business act marocain», l’un des chantiers prioritaires du Comité national de l’environnement des affaires.

Autre urgence à traiter : la mise en place de mesures fiscales incitatives : à savoir l’instauration d’un système de crédit d’impôt recherche, l’exonération de l’impôt sur les sociétés sur les dépenses recherche et développement, et ce dans le cadre d’une collaboration avec les structures publiques de recherche et d’innovations. La commission appelle, entre autrew, à l’exonération de l’IR sur les salaires perçus par les doctorants réalisant une thèse dans le cadre d’un contrat de recherche en entreprise pour une durée de 2 ans.

 

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