La contrebande entraîne la perte de 400.000 emplois

La contrebande, est-elle un mal nécessaire? Que l’on le veuille ou pas, c’est le cas pour notre pays. Mais elle pèse lourdement sur le fonctionnement normal de notre économie. Le secteur informel emploie 45000 personnes.
Du moins, si l’on en juge par les propos d’Abderrazek Moussadeq, directeur général de l’Administration des Douanes et des Impôts indirects lors de sa dernière sortie publique. Selon lui, le chiffre d’affaires généré par la contrebande est situé à 15 milliards de DH. M. Moussadeq souligne que ce montant représente par rapport à la productivité moyenne du travail une perte de 400.000 emplois. En d’autres termes, un emploi dans la contrebande fait disparaître 10 emplois normaux. Le directeur de l’Administration des Douanes avance que les droits et taxes prélevés sur ces 15 milliards de DH permettraient de donner plus que le Smig à plus de 400.000 personnes sans emploi.
Les chiffres dévoilés par M. Mossadeq confirment une tendance lourde. Le secteur informel coûte cher à notre économie. Reste maintenant à savoir comment lutter contre l’explosion de la contrebande. Il faut admettre qu’on ne peut l’éradiquer de manière définitive. Seule la croissance économique générée par l’évolution des investissements est en mesure de réduire le poids de l’activité informelle, génératrice de grands profits.
En attendant, cette croissance tarde à atteindre des niveaux jugés raisonnables pour créer de l’emploi et réduire par la même occasion le poids de la contrebande dans notre économie. Mais il semble que la lutte contre la contrebande n’est pas une priorité du moment. Les enjeux sont multiples. Il faut reconnaître qu’il est extrêmement difficile de s’attaquer un problème aussi épineux dont la dimension sociale figure en premier plan.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *