La fin d’année à Marrakech

La fin d’année à Marrakech

Marrakech fête le passage de l’an. Dès hier, mercredi matin, les bouchons étaient visibles autour des ronds points et de certaines artères. Mobilisées depuis le 24 décembre, les forces de police veillent au grain. Interdiction formelle de stationner sur les Avenues Mohammed V et Mohammed VI.
Dans la communauté des hôteliers et des restaurateurs, l’on se frotte les mains. L’année dernière, l’engouement était mesuré.
Soucieuse de la réputation de sa ville, l’association hôtelière locale a donné des consignes clairs à ses membres: pas de surbooking. Les nationaux bénéficient de réduction allant de 25 à 30%. Gâtés, pas si tant, ces abattements sont défalqués du plein tarif. Indépendamment de cela, certains établissements ont été plus offensifs sur les prix. Cas du Tikida Garden dans la Palmeraie. L’hôtel propose pour 8 310 dirhams pour deux personnes pour quatre nuits avec réveillon obligatoire. Le Palmeraie Golf Palace offre un forfait de cinq nuits à 8 700 dirhams par personne avec là aussi un dîner de gala obligatoire, couramment adopté par les hôtels et qui n’est pas pour plaire les restaurants. Le touriste est libre de dîner ailleurs, si son porte-monnaie le lui permet. Certains établissements bien que n’acceptant pas une demande de réservation n’excédent pas cinq nuitées, sont flexibles.
Plus loin, dans le centre de Marrakech, le Mansour Dahbi donne la nuit du nouvel an à 3 500 dirhams, réveillon inclus. Les restaurants marocains aussi se préparent au passage de l’an et sortent leurs couverts d’argent et d’inox. Là les prix varient en moyenne de 600 à 2 500 dirhams. L’Amandier propose du gustatif et du branché, combinant réveillon classique et circuit dansant. Beaucoup d’échos aussi dans la Médina où les maisons d’hôtes affichent complet depuis la mi-décembre. Ici discrètion est de mise dans les célébrations depuis que certains restaurateurs ont commencé à se plaindre d’être concurrencés de derrière les remparts.
Dans la rubrique des bars branchés, les formules abondent, mais les prix restent désespèrement suspendus au-dessus du pouvoir d’achat moyen. Le Comptoir et le Jad Mahal, l’ancien et le nouveau lieu branché, se livrent à un duel à distance. Comptez au moins 1 500 dirhams. A prestations égales, le lounge de Atlas Médina est beaucoup plus clément avec 600 dirhams. Il est vrai que le nouvel établissement, appartenant à Atlas Hospitality , reste un membre actif de l’association locale de l’industrie hôtelière. Kamal Bensouda de la Sotoram et Abdelatif Kabbaj de la chaîne Kenzi (réductions de 25% pour les nationaux), sont tous deux impliqués dans la politique de promotion de Marrakech.
Pour ceux qui veulent pousser l’aventure du réveillon, la station d’Oukeimeden, revigorée par les premières chutes ne demande qu’à accueillir des émules. Le point d’orgue des festivités reste tout de même la Mamounia. Puisant dans sa charge émotive qui va au delà de l’émoi gastronomique, le grand palace fera couler le champagne à flot. Pour une soirée qui coûtera la modique somme de 5 500 dirhams.

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