La Fondation Attijariwafa bank, capital immatériel : Encore beaucoup à dire et à faire

La Fondation Attijariwafa bank, capital immatériel : Encore beaucoup à dire et à faire

Décidément, il y a encore beaucoup à dire et à débattre au sujet du capital immatériel. Voilà ce qu’il y a à retenir de la conférence organisée, jeudi 23 octobre 2014 à Casablanca, par Fondation Attijariwafa bank, dans le cadre de son cycle «Échanger pour mieux comprendre» sous le thème «Capital immatériel : utilité, évaluation et impact». Ainsi, devant un parterre de plus de 250 personnes le débat a été des plus riches.

«Ce nouveau chantier ouvert a toutes les caractéristiques d’une révolution statistique qu’il va falloir mener à bout de bras en investissant dans les technologies les plus modernes et les compétences humaines les plus pointues», a souligné Mohamed El Kettani, président du Groupe Attijariwafa bank, à l’ouverture de la conférence.

Et de poursuivre: «Cet objectif ambitieux ne peut être atteint sans une révolution des mentalités». C’est sur ce ton que s’est poursuivie la rencontre orchestrée par Amine Marrat, économiste en chef du Groupe Attijariwafa bank, et avec comme intervenants Jean-Pierre Chauffour, économiste principal auprès de la Banque mondiale, Tawfik Mouline, président de l’Institut royal des études stratégiques, et Jean-Claude Dupuis, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de Paris et auteur de l’ouvrage «Économie et comptabilité de l’immatériel».

«Le capital immatériel est une autre façon de calculer la productivité et contribue à mieux appréhender la consommation soutenable et in fine, la richesse globale du pays», a souligné M. Chauffour, introduisant la vision de la Banque mondiale. Pour lui, «l’impact des réformes marocaines sur le budget de l’Etat sera faible au regard des retombées car le capital immatériel peut être augmenté par des changements structurels nécessitant surtout l’adoption de nouvelles lois».

Pour sa part, M. Mouline a souligné qu’«au-delà de la mesure de la richesse globale et de ses différentes composantes, le défi pour notre pays est d’établir une répartition équitable de cette richesse pour enclencher le cercle vertueux de croissance et de développement». Et de poursuivre : «Le capital immatériel va nous permettre de mieux connaître nos sources de création de la richesse nationale pour un meilleur ciblage des politiques publiques tant au niveau territorial que sectoriel».  

Prenant la parole, M. Dupuis a, de son côté, attiré l’attention de l’auditoire sur l’importance du capital immatériel à l’échelle de l’entreprise. «Le capital immatériel doit être entretenu comme une plante, jamais au détriment de ses racines. De même, l’entreprise ne peut pas améliorer sa productivité dans la durée au détriment de ses ressources humaines», a enfin précisé M. Dupuis.

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