La recherche d’un nouveau souffle

Phénomène de mode ou compétitivité oblige ? Une petite poignée du tissu industriel marocain est convaincue que sans un département dédié à la recherche et au développement, la conquête du consommateur n’est pas un pari gagné d’avance.
Bimo, l’enseigne de biscuiterie qui fut créée au début des années 80 par M. Driss Meskini fait partie de ce lot. Un programme de restructuration de son département recherche et développement créé en 1999 est en cours de finalisation. Un acte qui devance le processus de certification concernant la sécurité alimentaire dans lequel s’engage actuellement la Biscuiterie Industrielle du Moghreb. « Ce département a pour mission d’intervenir comme force de proposition en concertation avec les directions Marketing et Production, dans l’amélioration des produits existants et le lancement de nouveaux produits », expliquent les responsables du service en question. Ce dernier travaille en étroite collaboration avec l’institut Danone qui lui transmet au fur et à mesure les résultats de ses recherches fondamentales. Ce partenariat s’explique par le rachat en septembre 1999 par le groupe ONA à travers Danone et la SNI de 50 % du capital de Bimo estimé aujourd’hui à 100 millions de DH. Il faut dire que les prérogatives détenues par le département R&D l’invitent à intervenir tout au long de la chaîne de production. Ainsi, il est également sollicité dans la sélection des matières premières, et ce amont. De plus, il peut intervenir au niveau du processus même de fabrication. L’objectif étant d’optimiser à la fois la qualité et la rentabilité de l’appareil de production.
L’atomisation du secteur de la biscuiterie et la concurrence fervente des produits importés notamment d’Espagne et de certains pays arabes, contraint Bimo tout autant que ses concurrents directs à renforcer leurs investissements, mettre à niveau leurs processus de fabrication et adopter une politique agressive en matière commerciale. Il est vrai qu’en matière de promotion publicitaire, les campagnes faites par les différentes biscuiteries de la place, s’alignent toutes sur les mêmes concepts. La première cible touchée, demeure essentiellement celle des enfants. C’est omettre l’attrait des « adultes » pour ces encas alléchants. Qui aurait présagé que ce biscuit préparé à ses débuts dans des foyers par des ménagères, arriverait un jour à révolutionner le marché de la biscuiterie industrielle.

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