La sécurisation préalable à la confiance

La sécurisation préalable à la confiance

La confiance dans l’usage de l’outil informatique porte un numéro : le 51. La «Conférence sur la formation académique à la sécurité des systèmes informatiques (SSI)»,  qui s’est tenue jeudi à Rabat, l’a de nouveau rappelé en insistant sur le fait qu’elle s’inscrit dans le cadre de Maroc Numeric 2013 qui précise la stratégie nationale pour la société de l’information et de l’économie numérique.
Inégalable outil de propagation de la connaissance, accès privilégié au développement socioéconomique durable, l’outil informatique est néanmoins  vulnérable. La conférence présidée à l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs par le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la formation des cadres  et par le ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, en présence du président de la CGEM, a dit l’urgence et l’utilité qu’il y a à agir pour sécuriser l’informatique. Il s’agit pour les organisateurs de poursuivre et d’accélérer l’action 51 afin de débattre de l’existant en matière de formation SSI dans les établissements d’enseignement supérieur, de partager les expériences, de connaître les attentes et les besoins en emploi dans le domaine et d’y promouvoir la coopération.  En un mot : intégrer les formations SSI dans les établissements d’enseignement supérieur. L’enjeu est capital. Au final, c’est de la réussite de la stratégie «Maroc Numeric 2013» qu’il s’agit. Lancée en 2009, elle vise à faire des technologies de l’information (TI) un vecteur de développement humain, une source de productivité et de valeur ajoutée et un des piliers de l’économie de demain. Elle vise aussi à faire du Maroc un hub technologique régional.
Le déroulé de  Maroc Numeric s’articule autour de 18 initiatives précisées par 53 mesures «budgétisées et planifiées». Sa gouvernance relève du Conseil national des technologies de l’information (CNTI), institué par décret et présidé par le chef de gouvernement. Son budget s’élève à 5,2 milliards de dirhams. Sa réalisation repose sur la mise en œuvre de quatre priorités : la transformation sociale,  l’orientation des services publics  vers les  usagers, la productivité des PME et le développement des industries des TI. Deux mesures d’accompagnement ont été  engagées: la  confiance numérique et  le capital humain. Les deux étant fortement liés, la finalité  est de promouvoir et  de sensibiliser les acteurs de la société à la sécurité des systèmes d’information.

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