L’agroalimentaire dans les Doukkala

L’industrie agroalimentaire, dans la région des Doukkala, est très variée et englobe presque la totalité des activités agroalimentaires tels le travail des grains, la boulangerie-pâtisserie, l’industrie du sucre, la confiserie, l’industrie du lait et les aliments de bétail et de la volaille. Ces activités sont destinées tant à l’exportation qu’au marché local national.
En 1999, ce secteur comportait 62 établissements dont les plus importants sont les deux sucreries de la région qui contribuent par 27% de la production nationale de sucre, Nestlé-Maroc comme leader dans la production du lait en poudre, Somadir pour la production de la levure de panification et la Centrale Laitière pour la production du lait frais pasteurisé et dérivés. Malgré son dynamisme et les performances enregistrées ces dernières années, le secteur a cédé la 1ère place,qu’il occupait jusqu’au début des années 80, au profit de l’industrie chimique et parachimique.
L’analyse des principales grandeurs économiques enregistrées, ces dernières années, permet de relever la contribution importante du secteur à l’essor industriel de la province. Les unités industrielles, opérant actuellement, dépassent la soixantaine. Soit 38 % de l’ensemble des autres établissements de la région. La production réalisée s’établit à 2,20 milliards de dhs, enregistrant une évolution de 1% par à l’année antérieure. Le chiffre d’affaires réalisé a connu une augmentation de 21% en passant de 2,18 milliards de dirhams à 2,20 milliards de dirhams. Les exportations réalisées ont atteint plus de 315 millions de dirhams enregistrant une augmentation de 21% par rapport à l’année précédente. Des 14 unités exportatrices du secteur, deux ont un capital à participation étrangère.
Les principaux produits exportés sont la confiserie, la conserve de fruits et légumes, les produits culinaires et le lait en poudre. En matière d’investissement, les unités du secteur n’ont réservé que 3 % de leurs chiffres d’affaires. Soit 19 % des investissements totaux de la province et 3 % des investissements agroalimentaire au niveau national.
Les perspectives d’évolution du secteur ne peuvent être que positives si on tient compte d’un ensemble de facteurs, à savoir la construction d’une vingtaine de nouvelles unités dans la zone industrielle d’ El-Jadida à cause des opportunités d’investissements offertes par l’agriculture locale et les possibilités de transformation des divers produits de la mer.

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