Le chaînon manquant

Le chaînon manquant

Un package a bien fonctionné lors de cette 39e édition du Festival des arts populaires de Marrakech. Les organisateurs qui travaillent en partenariat avec Atlas Voyages et Objectif Maroc jugent, quand même, que les petites structures ne se sont pas encore adaptées au nouveau look de l’événement. «Nous essayerons de creuser de ce côté, dès la fin de cette édition, pour qu’à la prochaine, les agences puissent parfaitement jouer leurs rôles». En attendant, l’impact de cet événement programmé entre le 03 et le 10 juillet sur le tourisme est encore à prouver.
Ceux qui ont conçu le festival ou qui l’ont hérité, se sont toujours fixé comme point d’honneur d’être présents dans les salons et les foires touristiques, à Berlin comme à Deauville. Paradoxalement, le FNAP n’est jamais programmé dans les catalogues des TO.
Vouloir à tout prix trouver un lien entre le Festival des arts populaires de Marrakech et le Tourisme relèverait-il donc d’une obsession ? Toujours à la recherche de ce petit coup de pouce indispensable, la FNAP, qui roule sur ses 40 ans, ne s’est pas encore affranchie de certains aléas indispensables pour la réussite.
Exemple, le centre de presse dressé à la Mamounia et qui a mis un temps fou pour mener à bien la distribution des badges. Il y avait, d’après certaines estimations, 150 journalistes dont 40 étrangers, relais importants dans leurs pays d’origine. Les problèmes de connexion, le faible équipement de ce stand sont-ils dus au budget limité ?
L’Association Grand Atlas, qui a repris le flambeau depuis 1999, travaille dans la limite de ses moyens avec un budget qui a subi une spectaculaire cure d’amaigrissement. Et pour cause, dans l’ancienne configuration, quand le festival était placé sous la tutelle du ministère du Tourisme, il bénéficiait de 7 millions de dirhams. Aujourd’hui, c’est dans la douleur que l’événement attendu par tous les artistes de la région, arrive à réunir 4 millions de dirhams. L’Office marocain du Tourisme contribue à hauteur d’un million de dirhams, et le ministère de la Culture avec 500.000 dirhams. Le Conseil communal de la ville de Marrakech qui, d’après les mauvaises langues, a boudé le festival, a contribué à hauteur de 250.000 dirhams. L’absence de Mohamed Jazouli, lors de l’inauguration, a été diversement interprétée. Associès aussi à l’événement, les hôteliers ont mis 80 chambres à la disposition de l’événement.
L’implication des transporteurs et des restaurants reste naturellement à prouver. Rien à dire en revanche concernant la qualité du folklore, mais les neufs spectacles étaient programmés en même temps en différents endroits.
Dans la seule Ménara, on a compté jusqu’à 330 artistes pour 20 troupes Un autre fait à relever, le nombre de personnes porteuses du carton d’invitations. Très rapidement, on s’est trouvé dans une situation symptomatique à la plupart des festivals : le surbooking, au point que ceux qui avaient payé leur billet mais n’avaient pas trouvé des places ont du être remboursés. Pour la prochaine édition, les suggestions concernent surtout l’édition d’une brochure en trois langues. Reste à savoir si une fois établi le solde de tout compte, le FNAP, avec un budget de 4 millions et des recettes estimées à 300.000 mille dirhams, pourra continuer à se payer le luxe de vivre sans les catalogues des TO.

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