Le GPBM tend la main aux PME

C’est la deuxième étape suite à la convention signée le 10 novembre 2005 entre le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et l’ex-Fédération des PME-PMI, transformée aujourd’hui en une commission PME au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). L’accord avait pour objectif de faciliter les rapports entre le monde de l’entreprise et la banque, avec donc des engagements réciproques en matière de transparence et de célérité.
Forts de cette convention, les deux partenaires passent  à la concrétisation avec, à partir du jeudi 23 novembre 2006 et jusqu’au 27 janvier 2007, une campagne nationale qui sillonnera toutes les grandes  villes du royaume. «Au GPBM, l’objectif, confirme l’un des responsables du groupement est de déployer le réseau conseil pour les PME. Les banques se sont engagées pour une plus grande décentralisation, et pour plus de célérité dans le traitement des dossiers de demande de financement». Les banques se sont engagées notamment à demander aux chefs d’entreprises des garanties d’abord liées aux projets. Jusque-là c’est surtout la démarche inverse qui était adoptée.
De leur côté, les PME-PMI se sont engagées à améliorer la transparence de leur gestion, en fournissant des informations financières et juridiques exactes et en présentant des projets bancables. La présence de l’Agence nationale de la promotion de la PME (ANPME) aux côtés d’autres organismes comme la Caisse centrale de garantie s’explique par l’implication de l’institution dans certains fonds de mise à niveau. L’ANPME gère notamment le fonds de garantie pour la restructuration financière, mis en place fin janvier 2006 et qui vient en appui du FOMAN (Fonds pour la mise à niveau) peu utilisé jusque-là. Ce fonds de garantie fait garantir par l’Etat les dettes contractées par l’entreprise auprès de sa banque. Pour que la garantie soit opérationnelle, la PME doit auparavant opérer un diagnostic stratégique et financier, piloté par l’ANPME avec l’appui des bureaux d’études. A ce jour, apprend-on auprès de l’Agence, plus de 70 demandes ont été enregistrées. Mais seule une quarantaine de dossiers ont été validés par l’ANPME. «Dans la plupart des cas, les entreprises qui voient leurs dossiers rejetés n’ont pas respecté les conditions d’éligibilité », explique l’ANPME.
Durant cette campagne de sensibilisation, l’Agence espère mobiliser plus d’entreprises pour ce fonds ainsi que pour les autres fonds sous-utilisés comme le FOMAN. En tout cas, en ce qui concerne les banques et le GPBM en particulier, tout sera mis en œuvre pour que les règles de garantie, obstacles majeurs au financement, se focalisent d’abord sur le  projet et non seulement sur celui qui en est porteur.

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