Le Maroc et le Partenariat euro-méditérannéen

Mustapha Mansouri, ministre de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des mines, a plaidé pour l’accélération de la mise en oeuvre du processus euro-méditerranéen et souligné que l’onde de choc du conflit au Proche-Orient risque d’atteindre et de déstabiliser tous les pays de la rive sud de la Méditerranée, indique un communiqué du ministère. M. Mansouri qui intervenait lors de la 4 ème conférence des ministres de l’industrie de la région euro-méditerranéenne, tenue mardi et mercredi derniers à Malaga, a estimé que cette rencontre constitue une nouvelle occasion pour partager les points de vue des représentants des quinze pays de l’union européenne et les onze pays de la rive sud de la méditerranée sur l’état d’avancement du processus euro-méditerranéen et discuter des voies et moyens nécessaires à même de lui donner un nouvel élan.
Après avoir rappelé la conclusion d’une série d’accords de libre-échange de l’UE avec ses partenaires du sud de la Méditerranée, le ministre a souligné que les actions menées dans le cadre de l’intégration régionale constitue un pilier fondamental du processus de Barcelone.
Il a évoqué, à ce propos, les négociations entre le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, suite à la déclaration d’Agadir signée le 8 mai 2001, en vue de la création d’une zone de libre-échange entre eux. « Ces négociations progressent de manière satisfaisante et nous comptons conclure un accord dans ce cadre prochainement et loin de se limiter à ces quatre pays, cet accord reste ouvert à d’autres pays de la région qui souhaitent y adhérer », a-t-il ajouté.
M. Mansouri a réitéré la demande du Maroc concernant le programme de renforcement des zones industrielles retenu par la commission européenne en tant que programme-pilote et de l’ériger en un projet de plus grande envergure.
Après avoir souligné la nécessité de la poursuite des efforts visant l’élaboration d’un programme de renforcement des PME-PMI, le ministre a insisté sur l’accélération de la mise en oeuvre des trois programmes de coopération industrielle financés par l’UE : développement de l’investissement, la technologie et la qualité et les mécanismes du marché euro-méditerranéen. Sachant que la définition des nouveaux axes de coopération pour la période 2002-2006 reste tributaire des premiers résultats de ces programmes.

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