Le Maroc veut une commission ad hoc pour fructifier l’ALE

Le Maroc veut une commission ad hoc pour fructifier l’ALE

Une commission ad hoc qui étudie les opportunités offertes par le Maroc, d’une part, et les Etats-Unis, d’autre part. Une proposition intéressante pour ce qu’elle peut offrir à l’Accord de Libre Echange (ALE) entre les deux pays. Il s’agit, ici, de la proposition formulée par Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, lors de la réunion du comité conjoint de suivi qui s’est tenue ces derniers jours.
Selon M. Maâzouz, les secteurs du textile, de l’agroalimentaire et des services méritent toute l’attention des investisseurs au vu des potentialités dont ils regorgent.
Intervenant pour la partie américaine, Shaun Donnelly, représentant américain adjoint au conseil pour l’Europe et la Méditerranée, en plus d’avoir félicité le Maroc pour les efforts fournis en deux ans par cet accord, a aussi appelé à son renforcement et à l’élargissement de son champ d’application.
La réunion de ce comité, tenue à huis clos, a été notamment l’occasion de se pencher sur l’horizon des échanges commerciaux entre les deux pays. Au menu,  le développement de la coopération douanière, les programmes d’appui technique, le commerce des services et des droits de propriété intellectuelle.
Notons, qu’au préalable, une réunion préparatoire avait été présidée par le ministre du Commerce extérieur, avec la participation du patronat marocain, fin février dernier.
Il s’agissait, de fait, de s’arrêter sur l’évolution des échanges commerciaux entre les deux pays, mais aussi de s’enquérir de l’avancement des négociations avec la partie américaine sur les trois secteurs phares de l’accord.
Sur le point relatif à l’agriculture, il est reproché au Maroc, par la partie américaine, d’être doté d’un système d’appel d’offres restrictif. Ainsi, celui-ci a été évoqué comme étant un outil qui pourrait être utilisé de manière inappropriée à même de porter atteinte aux importations Américaines vers le Maroc.
Par ailleurs, et concernant le secteur de la pêche, le Maroc s’impatiente sur le démantèlement de la sardine. Démantèlement qui est prévu, initialement, sur une durée de neuf ans. Sur ce volet, également, le démantèlement à appliquer aux vingt propositions tarifaires a figuré au programme de la réunion préparatoire.
Et pour fluidifier au mieux les échanges entre les deux parties, en matière de textile, la question des formalités douanières s’installe en tête des nécessités. En ce sens que le Maroc se montre favorable à la conclusion d’une convention de coopération douanière. «Un échange de lettres interviendra ultérieurement pour entériner ces résultats», indique-t-on à la CGEM.
En chiffres, rappelons que le commerce bilatéral entre le Maroc et les Etats-Unis a atteint quelque 18,5 milliards de dirhams en 2007, alors qu’en 2006, il s’agissait de 11,7 milliards de dirhams, soit une progression de l’ordre de 57% sur cette période de comparaison. Sur ce registre, ce sont les importations du Maroc qui ont gonflé la mise, car les exportations n’ont pas affiché le même dynamisme. Une situation qu’il serait intéressant d’équilibrer, puisqu’une meilleure attractivité du «produit Maroc» générerait une forte rentabilité pour le Royaume. S’agissant du créneau des investissements privés au Maroc, ceux-ci ont atteint 2,37 milliards de dirhams en 2006, en hausse de 184% comparativement à l’année 2005.

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