Le poulpe de plus en plus rare

Selon les derniers chiffres rendus publics par l’Office, la production nationale de la pêche côtière et artisanale de l’année 2004 a atteint 845.757 T pour une valeur de 3.015 millions de DH. Une légère diminution de 0.4 % en volume et une augmentation de 2 % en valeur en comparaison avec l’exercice précédent. À voir les statistiques de l’ONP par côte, la part du lion est à mettre à l’actif des débarquements effectués au niveau de l’Atlantique et qui représentent 96 % du volume global de la pêche côtière et artisanale et 91 % de la valeur. Si, par rapport à 2003, la région de Dakhla a enregistré une hausse de production d’environ 39 %, elle a, en revanche, accusé une baisse de 6 % en termes de valeur. Baisse qui, selon l’Office, s’explique par la chute de 23 % des captures des céphalopodes.
Toujours au niveau de l’Atlantique, les ports de Tan Tan et de Laâyoune, qui, à eux seuls, représentent 56 % du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale, et 25 % de leur valeur, ont enregistré une production de 486 000 T pour une valeur de 751 millions de DH, soit une diminution de 4 % en volume et de 5 % en valeur. A l’origine, un recul des débarquements pélagiques (-9 %), dû au retard accusé, en début de compagne, par les négociations sur l’établissement des prix entre les armateurs-sardiniers et les industriels de la farine et huile de poisson.  Bras de fer qui a provoqué une cessation d’activité pendant une période de près de trois mois. Deux ans après leur transfert de l’ODEP à l’ONP, les halles de Mohammedia, Casablanca, Safi et Agadir ont réalisé une production de 188.300 T pour une valeur de 956 millions de DH, soit une hausse de 4 % en volume et en valeur.
Quant aux débarquements effectués au niveau des halles de la côte méditerranéenne, ils se sont élevés à 36.100 T pour une valeur estimée à 279 millions de DH. Par rapport à l’exercice précédent, cette production a enregistré une augmentation de 9 % en volume et de 18 % en valeur. Concernant les espèces de poissons, la production, dans son ensemble, a été satisfaisante. Ainsi, pour ce qui est du poisson pélagique, à savoir la sardine, le maquereau, l’anchois, le chinchard, l’espadon et les thonidés, les débarquements ont atteint 748 000 T, pour une valeur de 1.250 million de DH, soit une hausse de 1 % en volume et de 2% en valeur, toujours par rapport à 2003. À signaler que cette famille de poisson représente 87% des captures totales de la pêche côtière et artisanale pour seulement 41% de leur valeur. Pour ce qui est du poisson blanc, qui comprend le merlan, le pageot, la sole, la langue, l’ombrine, la rascasse, le saint-pierre, le rouget, le colin, la besugue, le congre, la bogue, la baudroie, le sar, le grondin…, les captures se sont élevées à 92.000 T pour une valeur de 1.069 million de DH, enregistrant une nette amélioration de 9 % en valeur.
En dépit de son faible volume, qui représente seulement 11 % du total de la production, cette catégorie d’espèces a contribué pour 35 % de la valeur globale, affichant ainsi une valeur moyenne, toutes espèces confondues, d’ordre de 11.617 DH/T. Quant à la production des céphalopodes, et qui regroupe le poulpe, le calamar, la seiche, considérés comme des espèces à haute valeur marchande, elle est passée de 21.300 T en 2003 à 16.000 T en 2004, soit une régression de 23 % en volume et 18 % en valeur (631 millions de DH en 2003 contre 514 millions de DH en 2004).  Et pour cause : une diminution du stock de poulpe au niveau du sud du Maroc.
Malgré une baisse en volume, les produits de la pêche côtière et artisanale ont permis de satisfaire les besoins du marché, notamment la consommation et la conserve qui représentent environ 53 % des destinations des débarquements de la pêche côtière et artisanale. Ce qu’il faut retenir aussi de la production de l’exercice 2004, c’est que la congélation a connu une baisse de 9 %, passant de 31.352 T en 2003 à 28.562 T en 2004.

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