Le secteur bancaire préserve sa résilience

Le secteur bancaire préserve sa résilience

Le système bancaire a pu préserver sa résilience en 2012. Une résistance renforcée par la diversification du tissu bancaire à la fois à l’échelle régionale et continentale. Ce sont les grandes lignes du rapport de la supervision bancaire établi par Bank Al-Maghrib au titre de l’exercice 2012 et dévoilées par Abderrahim Bouazza, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, lors d’une conférence de presse tenue, jeudi 1er août, à Casablanca. La banque centrale souligne dans son rapport que les banques ont répondu aux besoins de financement des entreprises et des ménages en 2012.

Toutefois, la cadence fut moins soutenue que les années précédentes, vu l’encours des crédits consentis par le secteur bancaire qui s’est inscrit en hausse de 5,3% contre une augmentation de 11% en 2011.

Un ralentissement résultant principalement de la hausse de 4% des concours aux entreprises. «Ce niveau est lié à la baisse de la demande ainsi qu’à la sensibilité de la politique de crédit, et ce dans un contexte économique difficile», apprend-on de Bank Al-Maghrib.

En contre-partie, le crédit aux ménages a maintenu son rythme s’élevant à 9% à fin 2012. La même évolution a été constatée au niveau du volume des créances en souffrance exprimant ainsi les difficultés dont souffrent les entreprises exposées particulièrement à la concurrence internationale.

Par ailleurs, les huit groupes bancaires ont réalisé des performances positives au titre de l’exercice 2012. Leur total bilan s’est inscrit en hausse de 8,4%, soit une valeur de 1.114 milliards de dirhams, soit une part de 135% du PIB. «Cette évolution, en légère décélération par rapport à l’année 2011, recouvre une hausse des prêts et créances sur la clientèle, des actifs financiers à la juste valeur par résultat et des actifs disponibles à la vente», relève-t-on de Bank Al-Maghrib. Et de préciser que «du côté passif , la hausse a concerné essentiellement les dettes envers les établissements de crédit, les titres de créance émis ainsi que les fonds propres».

Le résultat net part du groupe a affiché, pour sa part, une progression de 2,2% contre 5,1% une année auparavant atteignant un volume de 11,2 milliards de dirhams à fin 2012. La présence des banques marocaines à l’international s’est renforcée durant la même période.

Bank Al-Maghrib souligne dans ce sens que la contribution des activités à l’étranger des trois principaux groupes bancaires s’est appréciée à 15 et 19% respectivement en termes de crédits et dépôts. En outre, les bénéfices générés par ces activités se sont améliorés pour représenter 16% de leur résultat net global. Notons que le nombre de filiales bancaires détenues en dehors des frontières est passé de 20 à 25 unités disposant ainsi d’un réseau de 1.200 guichets, dont l’essentiel est installé dans des pays de l’Afrique subsaharienne.

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