L’énergie éolienne : un plus pour le développement

L’énergie éolienne : un plus pour le développement

Lafarge Maroc et l’Office national  d’électricité (ONE) peuvent être
fiers ! Ces deux institutions viennent, à travers leurs projets respectifs, de permettre au Maroc de bénéficier du Mécanisme de développement propre (MDP). Un cercle d’aides très restreint aux quelques pays en développement qui ont pu y accéder. C’est ce qu’annonce un communiqué du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’Environnement, précisant également la nature des deux projets en question.
Ainsi, concernant le projet de Lafarge Maroc, qui sera enregistré le 23 septembre prochain, celui-ci vise l’alimentation d’une usine de production de ciment à Tétouan par énergie éolienne. Plus précisément, 40 % de la consommation électrique de l’usine sera fournie par l’énergie renouvelable d’un parc éolien. De ce fait, l’électricité produite se substituera à celle des centrales thermiques, permettant grandement la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit-là d’une première mondiale, avec à la clé un effort louable en faveur de la sauvegarde de l’environnement.
Même chose du côté de l’ONE, où le second projet, dont la date d’enregistrement est fixée au 29 octobre prochain, concerne le parc éolien d’Essaouira. Un ouvrage, situé à Cap Sim (dans le sud d’Essaouira) et dont la mise en service est prévue pour le courant 2006. D’une puissance totale de 60 MW (soit une productibilité moyenne annuelle de 210 GWh), ce parc sera réalisé par l’ONE en tant que maître d’ouvrage qui assurera son exploitation, ainsi que son financement qui bénéficiera du soutien de la banque allemande KFW.
Ces deux projets marocains feront partie de 25 autres enregistrés et promus par 14 pays en développement, couvrant divers secteurs: énergies renouve1ables, gestions des déchets, efficacité énergétique…
Et c’est l’enregistrement de ces deux grands projets auprès de l’instance de l’Organisation des Nations Unies (ONU) chargée du dossier, qui a permis au Maroc de bénéficier du MDP. En d’autres termes, il est question d’un apport financier important à travers la vente des crédits de carbone qui en résultent.
Et le communiqué du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement, de conclure que «le Maroc, qui a élaboré plus de quarante autres projets susceptibles de bénéficier du MDP, confirme ainsi son rôle actif dans le processus de lutte contre les changements climatiques, redynamisé depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto le 16 février 2005, impulsée par les Accords de Marrakech de 2001».

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