« Les jeunes publicitaires doivent se regrouper… »

La promotion et le développement de l’initiative privée auprès des jeunes entrepreneurs sont certes désormais les objectifs assignés aux stratégies économiques et politiques du pays. Toutefois, malgré ces louables initiatives, il n’en reste pas moins que le volet relatif au financement des petites structures continue à interpeller aussi bien les entrepreneurs que les pouvoirs publics. Lorsqu’un jeune, les idées pleins la tête, cumulé à une expérience professionnelle au faît des rouages du métier, décide de voler de ses propres ailes, un projet étudié et ficelé en main, la question financière surgit dans toute son acuité. « Lorsque j’ai emprunté le circuit des banques pour trouver un financement, ma démarche s’est soldée par échec. Il m’a fallu une année entre la réalisation de l’étude de marché et sa présentation », raconte Mohamed Alami, manager de l’agence conseil en communication Zambie. Société unipersonnelle, c’est le résultat de tout un cursus et de l’ambition d’un jeune pour percer dans le milieu fermé des entreprises de communication.
Titulaire d’une licence en sciences économiques, option marketing, le premier emploi de Mohamed Alami était dans la communication. Il occupait les fonctions de chef de publicité au sein d’une petite agence de communication. Puis il a cumulé une expérience de près de deux années, dans le département commercial d’une publication de la place, « mon travail consistait à vendre des espaces publicitaires, et également rédiger les textes publicitaires. J’ai constitué la base de données à travers des actions de marketing direct, la prospection, le contact avec les annonceurs », explique-t-il. Selon M. Alami, le contexte marocain en matière de communication, évolue au niveau de la demande, les patrons des entreprises prennent de plus en plus conscience, qu’elle est indispensable.
Parallèlement, l’offre augmente avec les créations de nouvelles agences. Ces dernières sont notamment dirigées par des jeunes de la communication. Qui au regard de la structure du marché national, doivent concentrer leurs efforts afin de travailler en synergie, fédérés en association professionnelle des jeunes publicitaires.
La sensibilisation reste à faire auprès de annonceurs. Car comme le souligne Mohamed Alami, la notion d’agence demeure méconnue. La concurrence se fait dans l’esprit des potentiels annonceurs sur la confusion entre les compétences de l’imprimeur ou celles d’un flasheur. « Quand un chef d’entreprise voit un prospectus et en désire un pour sa structure, il se dirige alors vers un imprimeur assisté d’un infographiste », précise-t-il. En effet, la prospection passe par la présentation du métier de conseiller en communication, puis par l’établissement des objectifs d’une action donnée. La notion même de créativité, qu’elle soit conceptuelle ou graphique, en prend un coup.
A force de faire dans le mimétisme, les campagnes se succèdent semblables sans aucun intérêt distinctif. « J’opère de manière à ce que chaque étape d’une action soit réalisée par un professionnel. Ce que j’offre ce sont des prix compétitifs, une grande disponibilité et surtout une qualité de création », ajoute-t-il. L’importance de ce dernier volet dans l’esprit de M. Alami transparaît également dans le choix de son enseigne. « Zambie, c’est facile à retenir, choquant et distinctif. De plus, le message publicitaire se décrypte en suivant le mouvement du Z », explique-t-il.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *