Les nouvelles villes de l’habitat

Les nouvelles villes de l’habitat

L’année 2006 s’annonce bien pour les habitants des bidonvilles à Tanger, Marrakech, Agadir, Salé et Rabat. En effet, la question du logement continue à être l’une des principales préoccupations du gouvernement. Elle en est la plus importante. Le programme national de lutte contre l’habitat insalubre «Villes sans bidonvilles» lancés à travers le Royaume en juillet 2004 par S.M. le Roi Mohammed VI, avance à grande vitesse : Toutes les potentialités, humaines et matérielles, sont mobilisées. Objectifs: éradiquer les bidonvilles et assurer un logement décent à 212.000 familles.
Et ce, en collaboration avec les collectivités locales, les agences urbaines, les opérateurs économiques et les acteurs sociaux.
Pour réaliser cet exploit, plusieurs conventions, public-privé, ont été signées. Allant dans le même sens, Driss Jettou a signé mercredi 7 décembre 2005, au siège de la Primature, 19 conventions de partenariat public-privé avec un objectif majeur : arriver à bout de ce fléau qui entrave le développement économique et social du pays. «C’est une nouvelle étape amorcée dans le processus d’éradication de tous les foyers d’habitat insalubre à travers le Maroc. Un processus qui, signalons-le, a commencé avec la restructuration des organismes sous tutelle du ministère de l’Habitat et qui aboutit actuellement à une plus grande implication des opérateurs privés dans ce grand chantier national», explique Taoufiq Hejira, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme.  Signées avec 17 opérateurs immobiliers, les conventions portent sur la construction d’un total de 142.824 unités de logement social à travers le Royaume, notamment à Tanger, Agadir, Salé, Marrakech et sur le site de la nouvelle ville Tamesna. Les 17 conventions, signées, également, par le ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme, portent sur la réalisation de 32.824 logements, sur 168 ha, avec un coût global de 7,1 milliards de dirhams. Pour la plupart de ces grands chantiers, le démarrage des travaux est prévu pour le premier trimestre 2006. Durant cette même matinée, deux conventions-cadres supplémentaires ont été signées. Elles portent pour leur part sur quelque 110.000 unités de logement social, pour un coût global de 22 milliards de dirhams.
Du côté des promoteurs, le satisfecit est grand. Il s’agit ainsi du Groupe Jamai, Dar Saada, Soukania, Groupe Addoha, Groupe Holmarcom, Getur, Bayti investment, Sotravo, Al Amane Negoce, Socomaryou, Sté imm.Tensift, Dar Arrizk, Soutra, Jebcomar et du Groupe Chaabi qui, par ces conventions, marquent une nouvelle étape d’engagement dans la lutte contre l’habitat insalubre. Le chantier d’Agadir a été confié à la CGI. Pour Tamesna, la convention a été signée avec Général Contractor. Suite à la cérémonie de signature, une réunion, présidée par le Premier ministre, a été tenue pour faire le bilan du programme «Villes sans bidonvilles». Les efforts fournis pour la lutte contre l’habitat insalubre se soldent par des résultats et des taux considérables. «A fin décembre 2005, nous sommes à 25.000 ménages relogés», explique Taoufiq Hejira. Et d’ajouter : «le problème qui entrave le programme est la mauvaise gestion sociale du problème de la pauvreté absolu et également l’inadéquation entre l’offre et la demande».

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