Les recettes et dépenses de Rabat à la loupe

Les recettes et dépenses de Rabat à la loupe

Membre de l’opposition du conseil, le groupe de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) publie régulièrement certaines des décisions du conseil sur les réseaux sociaux. Cette initiative qui, avec un peu de chance, deviendra une tradition, donne un aperçu inédit de ce que doivent être les réunions du conseil de la capitale. Sur le volet du budget, par exemple, la FGD nous apprend que le budget prévisionnel global du conseil de la ville pour l’année 2016 est de 911 millions de dirhams.

Cette enveloppe provient en majeure partie des recettes fiscales, les subventions de l’Etat ne représentant que 5% du budget, c’est-à-dire 50 millions de dirhams.

A elles seules, les taxes sur les services communaux et les taxes professionnelles représentent 53% de l’ensemble du budget avec des enveloppes de respectivement 250 et 236 millions de dirhams. 

D’autres taxes, telles que la TVA, la taxe sur les terrains non bâtis, celle relative au marché de gros ou encore la taxe d’habitation, rapportent chacune des montants plus ou moins importants au conseil de la ville, allant de 25 à 107 millions de dirhams.

Autre type de recette, plutôt anecdotique : le débit de boissons devrait rapporter 16 millions de dirhams à la capitale en 2016. Les brindilles que semblent être la délivrance d’états civils et la légalisation devraient, elles, cumuler jusqu’à 7 millions de dirhams pour la municipalité. Les dépenses, elles, semblent beaucoup moins dispersées. Comme pour presque toutes les administrations marocaines, la masse salariale et les frais de gestion accaparent la plus grosse partie du budget. 

Les frais liés à l’administration et au personnel représentent, en effet, 47% de l’enveloppe budgétaire, soit 431 millions de dirhams. La deuxième dépense la plus conséquente revient aux entreprises de gestion déléguée de l’éclairage public et de gestion des déchets. Pas moins de 255 millions dirhams leur seront réservés en 2016, soit 28% de l’ensemble du budget. Le reste des dépenses sera, quant à lui, partagé entre les dotations des arrondissements qui s’élèvent à 90 millions de dirhams (elles sont calculées selon le nombre d’habitants de chaque arrondissement), le remboursement des emprunts et de leurs intérêts (52 millions), l’eau et l’électricité (41 millions), les affaires sociales (9 millions) et la maintenance des espaces verts (6 millions).

Les dépenses du conseil de la ville affichent, comme le fait remarquer la page Facebook de la FGD, une absence totale du budget d’investissement. N’y aura-t-il donc pas d’investissement sur le plan local à Rabat l’année prochaine ? Ça serait oublier le poids que représentent actuellement les Sociétés de développement local (SDL).

C’est de celles-ci, et notamment «Rabat aménagement» dans le cas de la capitale, que devrait provenir non pas l’essentiel, mais l’ensemble des investissements de la ville en 2016.

Rappelons que fin octobre dernier, les membres FGD du conseil de la ville de Rabat avaient demandé que les réunions du conseil municipal soient diffusées en temps réel sur Internet. Une proposition qui, selon le président du conseil, sera étudiée ultérieurement.

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