L’impact de la dette publique sur le PIB national se réduit

Devant un parterre de financiers et de représentants de la Banque centrale, Zouhair Chorfi, directeur du Trésor et des Finances extérieures, a été ravi d’annoncer que l’encours de la dette publique du Maroc a terminé l’année 2007 sur une note baissière.
A fin 2007, l’encours de la dette du Trésor s’est établi à 54,9% du PIB contre 57,6% en 2006 et 62,6% en 2005. «Pour la première fois de son histoire, la dette du Trésor a enregistré une baisse en s’établissant à près de 330 milliards de dirhams contre 331,1 milliards de dirhams en 2006», a précisé M. Chorfi, lors de la présentation de l’état du financement du Trésor en 2007 et les perspectives 2008, mardi 18 mars, au siège du ministère de l’Economie et des Finances, à Rabat. En effet, la baisse de l’encours de la dette du Trésor a été accompagnée d’une stabilisation du service de la dette à 3,2 % du PIB. Rapporté aux recettes ordinaires, le service de la dette en 2007 ne représente plus que 12,7% contre une moyenne de 14,4% sur les deux années précédentes, note M. Chorfi. Actuellement, la dette publique est composée de 20% de dette extérieure et 80% de dette intérieure.  Au cours de l’exercice précédent, pour la dette extérieure, le Maroc a réussi une émission sur le marché financier international d’un montant de 500 millions d’euros avec un spread de 55 points de base et pour une maturité de 10 ans. «Cette émission a été notée «Investment grade» par Standard & Poor’s et Fitch Ratings et a connu un grand succès auprès des investisseurs avec une sur-souscription de 3,5 fois», rappelle le directeur du Trésor et des Finances extérieures. L’année 2007 a été également marquée par la clôture du rééchelonnement de la dette avec le remboursement anticipé, à partir du produit de l’émission susvisée, du reliquat de la dette rééchelonnée à l’égard du Club de Londres ainsi que l’arrivée à terme du 6ème et dernier accord avec le Club de Paris. S’agissant de l’endettement intérieur du Trésor, l’exercice écoulé a été marqué par une baisse de l’encours de la dette intérieure de 1,9 milliard de dirhams. L’encours de la dette intérieure s’est ainsi établi à 264,1 milliards de dirhams, soit moins de 44% du PIB. «Nous avons également enregistré une amélioration continue des indicateurs de coût de la dette intérieure ainsi qu’une stabilité de la structure par terme de la dette intérieure avec 18%, 32% et 50% respectivement pour le court, moyen et long termes. Il y a aussi la poursuite de la baisse de la dette d’origine bancaire qui ne représente désormais que 28% de l’encours de la dette intérieure du Trésor confirmant l’absence d’effet d’éviction », a-t-il ajouté.
Pour l’année 2008, M. Chorfi a indiqué que le plan de la direction du Trésor et des Finances extérieures sera basé sur l’amélioration de la gestion de la trésorerie publique. Et ce à travers la conclusion avec Bank Al-Maghrib d’une convention relative aux interventions du Trésor sur le marché monétaire pour la gestion active de la trésorerie publique, l’affinement des prévisions de la trésorerie publique, le déploiement du système de télé-adjudication ainsi quele lancement des opérations de rachat et d’échange de bons du Trésor pour un volume qui pourrait se situer entre 2 et 3 milliards de dirhams.

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