L’oléagineux, une filière sous-exploitée

«Le Maroc a un potentiel énorme en matière de production oléagineuse. Il doit juste savoir comment l’exploiter. Le Maroc peut produire 700.000tonnes et peut planter des oliviers de Tanger à Gouira vu que cette culture ne demandent pas beaucoup d’eau pour prospérer». le constat est dressé par Mohamed Agouzzal, vice-président du groupe qui porte le même nom. La responsabilité est mise sur le dos du ministère de l’agriculture qui n’a pas su assurer le suivi du plan agricole initié au début des années 1990.
A l’heure actuelle, le Maroc n’arrive même pas à exploiter 10 % de ses potentialités. Dans la pratique, depuis trois ans, la récole d’olives n’arrive même pas à atteindre son niveau réalisé dans les années 1996 et 1997. Elle a chuté de presque la moitié passant de 100.000 tonnes à seulement 60.000 tonnes. Pendant ce temps, la production espagnole a triplé. Rien qu’en 2001, elle est passée de 700.000 tonnes à 1.200.000 tonnes. Au titre de la même période, la Tunisie est passée de 100.000 à 200.000 tonnes.
Vu la faiblesse de la récolte, les huileries de Meknès, pour ne prendre que cet opérateur en exemple, se sont vus dans l’obligation de se concentrer sur le marché local.
«Quand le marché local est demandeur, nous préférons d’abord satisfaire ses besoins avant de s’attaquer au marché de l’export », explique M. Agouzzal.

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