Maroc-Inde:promotion des engrais

Après les remous suscités par les négociations à Doha, relativement au volet agricole, le séminaire international sur «les engrais et l’agriculture» à New Delhi alimente à son tour le débat sur cette question. Des représentants de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), se sont exprimés avec l’ensemble des participants sur les conclusions des pourparlers de la conférence de l’OMC. Les participants ont passé au crible les recommandations inhérentes à la promotion et à la croissance du secteur des engrais et sa contribution rationnelle au développement de l’agriculture. La majorité des débats ont particulièrement porté sur les engrais et l’agriculture en Inde. Des questions telles la santé, la croissance du secteur des engrais, les perspectives pour l’agriculture ont été abordées. L’exemple indien pour être un plus d’un niveau profitable pour le Maroc. Ainsi, les domaines de la promotion et de la commercialisation des engrais entrent dans le cadre de la politique de l’OCP. La consommation en Inde d’engrais a affiché une baisse de 1,44 millions de tonnes. Elle passe ainsi de 18,07 millions de tonnes en 1999/2000, à 16,63 millions en 2000/2001. Par conséquent, la croissance de la production agricole indienne traverse une réduction depuis quelques années. Le taux le plus bas enregistré tourne autour de 0,7% en 1999/2000 et de 0,9% pour 2000/2001. Les facteurs explicatifs restent identiques à ceux subits par la Maroc. En effet, l’Inde à l’instar du Maroc, est confronté à la sécheresse et à la diminution des investissements publics. De même, que l’influence encore limitée de l’utilisation des engrais et des pesticides favorise le ralentissement du taux de croissance de la production agricole. Toutefois, le département de l’agriculture, des engrais et des produits chimiques indien affiche des prévisions optimistes. Ainsi, il mise sur un taux de 4% annuel, déjà prévu par le 10ème plan quinquennal. Il compte également sur une croissance atteignant au moins un taux de 5 % pour l’exercice actuel. Les relations de coopération en cette matière, entre l’Inde et le Maroc se sont particulièrement consolidées depuis la concrétisation du projet commun, datant du mois d’octobre 1999. Son coût était de l’ordre de 2 milliards de DH, avec une capacité de 330 000 tonnes par an. La réalisation de cette unité a reposé sur un partage des coûts d’investissement financé à 50% par l’Office et le reliquat, soit 50% par la société indienne Birla. Cette structure produit 330 000 tonnes d’acide phosphorique par an et emploie 205 personnes.

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