Nouveau prêt de la Banque mondiale au Maroc : 160 millions de dollars pour la compétitivité

Nouveau prêt de la Banque mondiale au Maroc : 160 millions de dollars pour la compétitivité

Le Maroc continue de jouir de la  préférence de la banque mondiale. Souvent qualifié de chouchou de la principale institution financière internationale, le Royaume a été gratifié, mardi 12 mars, par le conseil d’administration de cette dernière d’un nouveau prêt de 160 millions de dollars en soutien à sa compétitivité et à l’amélioration de son climat des affaires. De fait, les experts de la banque ont déclaré que le prêt vise à «contribuer à l’appui des réformes du cadre des affaires au Maroc afin de stimuler la compétitivité, la croissance et la création d’emplois, dans le contexte d’une économie mondiale de plus en plus compétitive». Ils ajoutent que ce prêt est le premier de politique de développement pour l’appui de la compétitivité économique approuvé à ce jour par le conseil des administrateurs de la Banque mondiale. Selon eux, il permettra aussi d’améliorer la transparence et la responsabilité dans les procédures d’investissement et facilitera  les échanges commerciaux. Un libellé que les analystes marocains ont entendu  comme preuve que l’économie marocaine a des besoins «d’activité mondialisée en voie de surcroît de mondialisation».
A Washington, on renchérit sur ce point en précisant que la nouvelle rallonge a pour objet de favoriser les réformes des politiques publiques engagées par le Maroc et dont on rappelle qu’elles ont but de simplifier le cadre réglementaire de l’économie et de faciliter la pratique du  commerce. Les milieux bancaires internationaux affirment  que ce programme de financement permettra également de renforcer la capacité d’institutions cruciales telles que le Comité national de l’environnement des affaires, le Conseil de la concurrence et la Commission des investissements. Tous objectifs qui ont fait que le nouveau prêt  a été qualifié par nombre de ces  experts de plus gros investissement destiné à l’institutionnel et au réglementaire. Parmi eux, Simon Gray, le directeur-résident du département Maghreb, qui a rappelé que ce financement  vient en complément de ceux obtenus pour libéraliser le cadre de l’investissement et qu’il a but de permettre de s’attaquer «aux rigidités résiduelles du cadre institutionnel et réglementaire régissant l’activité économique, notamment celles qui touchent les petites et moyennes entreprises». On rappelle à ce sujet que ce type d’unités de production qui représentent environ 95% du secteur privé national, constitue  le principal générateur d’emplois à l’heure où le chômage ne cesse de croître, en particulier dans les rangs des demandeurs jeunes et à forte qualification. On ajoute que le programme qui sera mis en route englobe des réformes qui permettront de s’attaquer aux longs délais de paiement, aux obstacles bureaucratiques, à la concurrence déloyale et au manque de prévisibilité dans l’application des règles. Ces mêmes milieux précisent que l’opportunité de ce nouveau prêt n’est pas à démontrer dès lors que certaines de ces questions, comme celle des délais de paiement, posent problème au point de menacer de fermeture de nombreuses entreprises et d’obérer la croissance.

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