Pas d investissements significatifs pour la SAMIR en 2013

Pas d investissements significatifs pour la SAMIR en 2013

L’année 2012 n’a pas été des plus faciles pour les différentes industries, celle du raffinage y compris. C’est ce que relèvent en tout cas les derniers résultats communiqués, mardi 16 avril 2013, par la SAMIR (Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage). Ceci dit, si le tableau global dressé par la SAMIR n’est pas très «rose», pour son exercice au titre de l’année écoulée et en dépit des aléas difficilement contrôlables des marchés à la fois local et international, la SAMIR a vu grimper de 10% son chiffre d’affaires. Il en serait de même pour son résultat d’exploitation qui a affiché une hausse de 20%.
Au cours de l’année 2012,  la crise avait son mot à dire. En Europe, la demande en carburants et combustibles a baissé d’environ 3,5%. Dans d’autres pays plus proches du Maroc notamment en Espagne, en Grèce et au Portugal, cette chute a avoisiné les 8%. Ces derniers ont dû écouler leur surplus de productions dans d’autres marchés. Ayant signé des accords de libre-échange avec l’Union européenne, le marché marocain a vu affluer ces importations à prix très compétitifs.
Chose qui a eu un léger impact sur l’activité de la SAMIR au Maroc dont les ventes locales ont régressé de 3%. Toutefois, grâce aux 22% de hausse qu’a affiché le volume des exportations de la SAMIR- notamment en Jet et en Naphta- une stabilisation des ventes totales a été observée pour l’année 2012 au même ordre qu’en 2011. De façon globale, les 10% de hausse du chiffre d’affaires (CA) de la SAMIR sont dus au fait que ladite société a revu sa politique de prix et les a augmentés de 11%. Dans cette amélioration, c’est surtout le CA à l’export qui a crû de 39%, tandis que celui enregistré au niveau local n’a augmenté que de 7%. Il faut dire qu’au titre de la même période d’exercice, qu’il s’agisse de Salam Gaz ou de Somas, les différentes filiales de la SAMIR ont connu une nette amélioration au niveau de leurs indicateurs financiers. En termes d’approvisionnement, la SAMIR a été confrontée à une augmentation du coût d’achat du pétrole brut en raison de la fluctuation des cours sur le marché international. Chose qui s’est naturellement traduite, selon Jamal Ba-Amer, directeur général de la SAMIR, «par une baisse de la part des achats à terme en raison du retard de la restructuration financière».  En effet, ce même retard de la restructuration financière de la dette au cours de l’année 2012 a engendré une baisse du résultat net de l’ordre de 19% et un fléchissement de 39% pour ce qui est du résultat financier. A fin 2012 le montant inscrit en dettes s’est établi à 5,1 milliards de dirhams.
Se voulant rassurant, Jamal Ba-Amer précise: «Au cours de l’année 2013, il n’y aura pas d’investissement significatif pour la SAMIR, tous nos gros projets ont été établis. Nous avons également mis en œuvre des solutions alternatives à cette restructuration de la dette qui permettront l’amélioration de l’équilibre financier de la société et l’obtention de nouvelles lignes pour le financement de l’activité». La SAMIR a en effet bénéficié d’un crédit d’enlèvement, sur 18 mois, plafonné à 6 milliards de dirhams et d’un financement international d’un montant de 200 millions de dollars avec la société Glencore Energy UK Ltd.

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