Perte record pour Vivendi

Le groupe affiche une perte nette de 23,3 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2002. «Je ne me sens pas en compétition avec mon camarade Thierry Breton, [P-DG de FT]», a ironisé devant la presse Jean-René Fourtou, le P-DG du groupe. Cette somme s’explique par les 21,3 milliards d’euros de provisions auxquelles le P-DG Jean-René Fourtou a dû consentir. Celles-ci intègrent 2,9 milliards sur investissements financiers et 18,4 milliards de survaleurs dépréciées (6,5 milliards pour Vivendi Universal Entertainment, 5,4 pour Canal Plus, 5,3 pour Universal Music Group et 1,2 pour divers autres actifs). Sans ces éléments exceptionnels, le groupe présente un résultat net négatif de 514 milliards d’euros, dont 420 milliards de charges de restructurations.
Un plan de redressement est en cours depuis l’été dernier au siège du groupe et au sein de sa filiale internet. Les syndicats se plaignent, depuis de nombreuses semaines, de l’opacité de la direction à ce sujet et contestent les modalités de licenciements présentées. Un point positif vient néanmoins conforter Jean-René Fourtou dans sa stratégie. Le groupe est parvenu, en un an, à réduire sa dette de 37,7 à 12,3 milliards. La vente de 20% du capital de Vivendi Environnement a permis à elle seule de renflouer les comptes de 15 milliards. D’autre part, 8,2 milliards d’actifs ont été cédés. «Notre objectif prioritaire reste inchangé», a déclaré le P-DG: «nous poursuivons résolument notre plan de cession d’actifs de 7 milliards d’euros sur l’exercice en cours».
Depuis le début de l’année 2003, environ 700 millions d’euros de cessions ont déjà été réalisées, précise le groupe, dont la vente de Canal Plus Technologie (190 millions) et le pôle Express-Expansion (200 millions).

• D’après www.Zdnet.fr

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