Relance de l’immobilier

Dans un contexte de tassement des crédits et du ralentissement du rythme de l’investissement. La titrisation est considérée par les spécialistes comme une bouée de sauvetage pour le financement du logement.  La mise en place de cette technique vise en premier lieu la mobilisation de l’épargne en faveur du financement des investissements en immobilier. Son objectif est également de stimuler les marchés de capitaux et de transformer des actifs non liquides (créances) en titres négociables sur le marché financier. Autre intérêt particulier, le refinancement des établissements en mal de liquidités à long terme.
Cette technique permet en effet aux banques de se débarrasser de la contrainte du déséquilibre entre ressources et emplois, mais aussi de multiplier leur capacité de financement sans avoir à se soucier de leurs fonds propres. Ce qui représente un effet de levier exceptionnel. «La titrisation permet une meilleure répartition ressources/ emplois», souligne un banquier. Il faut rappeler que la titrisation consiste en la vente de créances. Un établissement de crédit cède les crédits antérieurement consentis.
À cet effet, le Fonds de Placement Collectif de Titres (FPCT) est institué. Ce dernier joue le rôle de relais entre l’établissement et les investisseurs et ce, par le rachat de crédits. Pour les payer, le FPCT s’adresse aux investisseurs. Il leur vend des titres, ou plus couramment des parts. Les investisseurs intéressés deviennent donc propriétaires de parts du FPCT. L’argent frais va au paiement des crédits achetés. Le montant est versé à l’établissement de crédit.
En cédant ses créances, ce dernier relance la machine pour en offrir d’autres. Cependant, son rôle ne s’arrête pas là. Bien qu’il ait vendu les créances, l’établissement de crédit reste le seul collecteur des remboursements. En effet, le client qui a contracté un prêt ignore que sa créance a été vendue. Il continue donc à rembourser l’établissement qui demeure son seul interlocuteur.
La titrisation est donc une opération de refinancement qui consiste pour le fonds de placements collectifs de titrisation (FPCT) à acheter les créances hypothécaires par l’émission des parts représentatives de ces créances. Elle permet aux établissements de crédit à une meilleure gestion des risque rattachés à l’activité de crédit qui sont de trois types : risque de défaillance, risque de transformation et risque de remboursement anticipé. Elle leur permet aussi une réorganisation par métier ainsi qu’une plus grande liquidité de l’actif sans oublier une baisse du coût de refinancement.  
Au Maroc, la première opération de titrisation a été initiée par le CIH et réalisée par Maghreb Titrisation, son établissement gestionnaire. Cependant, il faut toutefois signaler que Maghreb Titrisation n’a pas été conçu pour travailler uniquement pour le compte du CIH.

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