Risque de blocage au port de Tanger

Risque de blocage au port de Tanger

La situation est devenue récurrente. Après chaque saisie de drogue au port de Tanger, les contrôleurs au poste-frontière, police et douane, redoublent de zèle. Le port se congestionne jour après jour, les transporteurs menacent de faire grève et les exportateurs paient les frais.
Selon une source au port de Tanger, depuis la saisie mardi 24 avril d’un camion transportant du melon et à bord duquel se trouvaient soigneusement rangés quelque 1,4 tonne de chira, la situation est devenue intenable.
«D’habitude l’on traite au port une moyenne de 300 camions par jour, aujourd’hui 200 à 250 arrivent à embarquer», précise notre source, un professionnel du transport maritime basé à Tanger. Les camions qui arrivent normalement le matin et peuvent embarquer quelques heures après, poursuit notre source, mettent aujourd’hui toute la journée avant de quitter l’aire d’embarquement. Du coup, ils sont obligés de passer la nuit à Algésiras avant de reprendre leur route le lendemain matin  après avoir subi les contrôles de rigueur au port espagnol. Ceci engendre des pertes considérables pour les exportateurs qui sont obligés de payer des indemnités de retard voire brader leur marchandise aux prix dictés par le destinataire. Actuellement, affirme la même source, au moins une cinquantaine de camions restent, donc, bloqués au port auxquels s’ajoutent ceux qui ne pourraient pas embarquer le lendemain et les jours suivants. Avec ce cumul, le port ne peut échapper au congestionnement.  Les transporteurs et exportateurs ont vite réagi. Une lettre a en effet été envoyée au Premier ministre, confie-t-on. Les transporteurs laissent, en outre, profiler également une menace de grève pour hier lundi 30 avril, si une solution n’était pas trouvée à cette situation. Une situation encore plus aggravée par des problèmes d’équipements, puisque, affirme-t-on, l’un des deux scanners dont est doté le port serait actuellement en panne.
Comme action, à même de remédier à ce genre de situation, transporteurs TIR, exportateurs et transporteurs maritimes appellent à «ne pas mettre tout le monde dans le même panier». «Les transporteurs honnêtes sont connus de tout le monde, les sociétés écran de transport international routier (TIR) également», fait noter notre source. «Il ne faut plus donner des licences de transport TIR au premier venu», ajoute-t-elle.

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