juillet 17, 2018

Sondage: Pourquoi les projets échouent-ils ?

Sondage: Pourquoi les projets échouent-ils ?

Sur les 318 personnes sondées durant les mois de décembre 2015 et janvier 2016, 45% considèrent que la raison majeure derrière l’échec des projets réside incontestablement dans une planification déficiente.


Les derniers résultats du baromètre iCompetences sur la gestion et la gouvernance des projets en Afrique du Nord sont désormais connus. Présentés par Farid Yandouz, général manager chez iCompétences, ces données reflètent les dimensions et les points déterminant la réussite mais également l’échec d’un projet.

Pourquoi analyser une situation d’échec ? En réponse à cette question, les meneurs de cette étude précisent qu’il est important de mettre à l’évidence et hiérarchiser les raisons provoquant les défaillances d’un quelconque projet. «Cet exercice permet aux gestionnaires des projets et aux entités de gouvernance des programmes d’anticiper les échecs de leurs initiatives en déployant les mécanismes appropriés et en concentrant leur énergie sur les facteurs les plus significatifs», précisent-ils. Le sondage effectué par iCompétences auprès de cadres et cadres supérieurs représentant différents secteurs d’activité en Afrique du Nord va dans ce sens. Il démontre ainsi que  plusieurs facteurs font en sorte qu’un projet tombe à l’eau. A commencer par sa planification car, selon la même source, ce facteur joue un double rôle en facilitant la prise de décision et en fluidifiant la communication entre les parties prenantes. «La planification optimise aussi les chances de réussite d’un projet en améliorant la productivité par la maîtrise de la qualité», lit-on dans les résultats de l’étude.

Les statistiques sont là pour conforter ces constats. Sur les 318 personnes sondées durant les mois de décembre 2015 et janvier 2016, 45% considèrent que la raison majeure derrière l’échec des projets réside incontestablement dans une planification déficiente. Une mauvaise prise de décision est également pointée du doigt dans la mesure où les parties prenantes ne sont pas, ou dans le meilleur des cas, très peu consultées lorsqu’il s’agit de l’élaboration d’un projet. Selon l’étude d’iCompétences, près d’un tiers regrettent la non-implication des ressources humaines. Fait qui se traduit généralement par une sous-évaluation des coûts, des efforts et des délais.  L’incompétence des ressources ou du gestionnaire de projet dont l’expertise est le garant de la réussite des projets est également citée comme facteur d’échec.

A cela s’ajoute une mauvaise assimilation des exigences. Le fait que celles-ci peuvent être mal exprimées ou mal comprises constitue pour 25% des cadres l’une des raisons d’échec des projets. Ceci au moment où 18% d’entre eux pensent qu’un niveau de difficulté d’un projet est sous-estimé, combiné à une mauvaise évaluation de la disponibilité des ressources au bon moment peut également faire couler un projet. Se basant sur ces faits, «iCompétences» attire l’attention sur l’importance de la réactivité des gestionnaires des projets. Dans une situation d’échec qui, précisons-le, peut aboutir à une crise évolutive, complexe et instable. D’où l’importance selon cette étude d’être «proactif afin de prendre des décisions rapides en fonction d’informations ambiguës ou incomplètes, et ce, dans un environnement de pression».

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